Programmes
de la classe de TROISIEME
![]()
Arrêté du 15.09.98
B.O. n° 10 HS du 15/10/98
Les
objectifs éducatifs de l’éducation physique et sportive pour l’ensemble du
collège figurent en introduction du programme de la classe de 6ème. Ils
constituent une référence commune, en principe accessible à tous, par rapport
à laquelle on pourra apprécier les progrès d’un élève au sortir de la
classe de 4ème.
Durant
les quatre années du collège, tout est mis en oeuvre pour que chacun reçoive
un enseignement dans la totalité des
huit groupements qui structurent la
pratique de l’éducation physique et sportive à ce niveau. Chaque élève
doit accéder, en fin de troisième, au niveau 2 d’exigence défini dans le
programme de 5ème et 4ème.
La
prise en compte de l’hétérogénéité
des niveaux atteints par les élèves
- engendrée par la diversité des expériences et des possibilités physiques -
implique une différenciation de la pédagogie ; les contenus et les démarches
d’enseignement doivent aussi prendre en compte l’évolution physiologique,
psychologique, sociale et intellectuelle des adolescents, et particulièrement
la différenciation filles / garçons (Cf. introduction du programme de 5ème et
4ème). Nombre d’entre eux sont en mesure de réaliser de façon autonome des
projets audacieux qui leur permettent d’évoluer aux limites de leurs
potentialités. L’enseignant contribuera à renforcer leur responsabilité sur
ce point, en établissant avec eux une
relation contractuelle basée sur le
dialogue.
Le
programme de la classe de troisième ne fixe pas de compétences différentes ou
d’un niveau supérieur à celles fixées dans le programme de 5ème et 4ème.
Il vise à consolider, compléter et approfondir des
compétences et
connaissances
permettant d’asseoir l’éducation que l’élève poursuivra
au lycée. Il favorise chez lui, un engagement de
plus en plus réfléchi dans
ses apprentissages.
L’enseignement
doit habituer les élèves à identifier des
similitudes ou des proximités
entre des situations d’apprentissage présentant des caractéristiques
communes fortes : ainsi, il vise d’éventuels réinvestissements de compétences
et de connaissances. A cet égard, le professeur proposera aux élèves :
-
d’élargir les contextes d’action dans lesquels les compétences acquises
lors des années précédentes permettront aux élèves d’être efficaces
rapidement ;
-
d’activer des compétences déjà acquises pour faciliter de nouveaux
apprentissages ;
En
EPS, l’élève peut concrétiser, mettre à l’épreuve ou anticiper des
connaissances mobilisées dans d’autres disciplines :
-
s’éprouvant dans l’action, il met en relation des savoirs issus des
sciences de la vie et de la Terre avec son propre fonctionnement dans l’effort
;
-
il peut utiliser et illustrer certains principes de physique en natation ou en
gymnastique, par exemple ;
-
il peut corréler des représentations cartographiques avec la réalité d’un
milieu naturel en course d’orientation ;
-
les activités physiques artistiques peuvent mobiliser des connaissances et des
expériences issues des arts plastiques ou de l’éducation musicale ;
-
les activités organisées en éducation physique et sportive sont aussi pour
l’élève l’occasion de communiquer avec son professeur et ses camarades à
propos de sa pratique. Il contribue de cette façon à une meilleure maîtrise
de la langue, il permet d’accéder à un vocabulaire spécifique de
l’activité enseignée et plus largement de la culture physique, sportive et
artistique.
Adolescents
et adolescentes manifestent parfois des comportements faits de
violences
verbales ou physiques, ou au contraire liés à des attitudes de repli ou
d’inhibition. Si l’EPS est le lieu où ces comportements peuvent
s’exprimer, elle donne aussi les moyens de les dépasser. Elle est à cet égard
un moment privilégié d’une prise de conscience de ces phénomènes et
d’une éducation à la
maîtrise de soi et à la
civilité
; elle est encore
l’occasion de porter un regard critique sur les pratiques des activités
physiques, sportives et artistiques dans la société et sur leur dimension de
spectacle.
Le
cours d’éducation physique et sportive et la participation à l’association
sportive sont deux occasions de contribuer à l’éducation à la citoyenneté
: ils permettent aux élèves d’être acteurs de leurs pratiques, de prendre
des décisions et des responsabilités, et d’occuper des rôles différents.
L’éducation
physique et sportive permet à l’élève d’acquérir le goût de la pratique
physique, le
sens de l’effort
et le
plaisir d’agir. A la fin du collège,
les élèves ont en commun un ensemble de connaissances et de compétences qui
fondent la culture physique, sportive et artistique. Cela leur permet de
s’engager lucidement dans les activités de leur choix et de témoigner
d’une attitude citoyenne valorisant la
solidarité ; cela leur permet encore
d’accéder aux connaissances relatives à l’organisation et à l’entretien
de leur vie physique afin qu’ils se maintiennent en bonne
santé.
L’évaluation
porte sur les compétences spécifiques vérifiables, attachées à une activité
particulière. Celles-ci doivent révéler la maîtrise des savoirs et des
techniques efficaces intégrés dans l’action même, permettre de repérer des
compétences plus larges, caractéristiques d’activités de nature identique
(propres aux groupes) et d’autres encore (générales) relatives à
l’apprentissage et à l’entraînement (échauffement, récupération, ...).
L’évaluation portera sur plusieurs activités. Un texte réglementaire fixe
les modalités et exigences de l’évaluation certificative en fin de collège.
Les
interventions pédagogiques particulières préconisées dans les programmes de
6ème, 5ème et 4ème, se poursuivent en 3ème.
Les
contenus des différents groupes d'activités
Activités athlétiques
À
la fin de la scolarité au collège, les compétences acquises dans les activités
athlétiques permettent à l’élève de construire et de réaliser une épreuve
combinée comportant deux ou trois spécialités, choisies pour solliciter une
diversité de ressources. Il recherche la production des "performances athlétiques"
à proximité ou aux limites de ses possibilités individuelles préalablement
identifiées.
La
recherche de performances multiples dans un temps limité place l’élève
devant la nécessité de recourir à des stratégies de recherche
d’optimisation dans la mise en œuvre de ses qualités physiques.
L’engagement dans l’action doit ainsi être plus raisonné. Cela suppose,
pour l’élève, de ne pas s’en tenir à la reproduction de formes gestuelles
figées. D’autre part, cela exige qu’il mette en rapport les effets de ses
actions athlétiques avec les processus énergétiques qu’elles sollicitent.
Cette approche devrait ainsi contribuer à l’objectif
transversal d’éducation
à la santé pris également en charge par d’autres disciplines .
En
classe de 3ème, les spécialités athlétiques programmées sont abordées avec
l’intention de différencier les contenus en fonction de la variété des expériences
vécues en athlétisme.
L’activité
programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au
collège au moins égale à 20 heures effectives.
Les
compétences spécifiques doivent alors être stabilisées dans les différentes
spécialités et mobilisées dans la réalisation plus contraignante d’une épreuve
combinée proche des pratiques sociales athlétiques auxquelles les élèves se
réfèrent. Celle-ci suppose avant tout les dosages des efforts consentis en vue
d’une efficacité maximale.
Évoluant
vers la compréhension de ses propriétés corporelles dans leurs rapports avec
la pratique des différentes spécialités (processus énergétiques,
locomotion), l’élève s’engage progressivement vers un entraînement
autonome. Ce savoir s’inscrit également dans l’objectif d’éducation à
la santé.
Cette
approche peut encore mieux s’exprimer dans le cadre d’une participation
volontaire à l’association sportive.
L’activité
programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de
pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.
Dans
ce cas, sont visées les compétences spécifiques de niveau 2, avec
l’ambition d’obtenir une durée plus réduite des apprentissages en
sollicitant les compétences acquises antérieurement au cours d’autres
apprentissages.
Cette
étape atteinte, on sera conduit à inclure la spécialité dans une épreuve
combinée aménagée. L’aménagement pourra s’obtenir par divers procédés
: facilitation des barèmes, attribution de coefficients, ou même utilisation
de "bonus" en fonction de la nouveauté de cette spécialité.
Dans
ces deux cas, les axes principaux suivants organisent et orientent les contenus
:
-
une connaissance et une mise en œuvre des règles constitutives qui fondent les
pratiques sociales, et que les élèves éprouvent dans les rôles divers
(pratiquants, jury, organisateurs, voire entraîneurs) ;
-
la connaissance des conditions d’efficacité des diverses spécialités et les
ressources (énergétiques, bio-mécaniques, informationnelles) qu’elles
sollicitent.
-
le rôle des performances, résultat de l’action, ne se limite pas au collège
à un moyen de classement. Les performances permettent de personnaliser les
effets des actions, les progrès réalisés et les ressources sollicitées. De
nombreux procédés statistiques, soutenus par l’utilisation de
l’informatique facilitent cette utilisation. Mises en relation, mémorisées,
ces données chiffrées peuvent contribuer à la construction de l’identité
des élèves et participer ainsi au développement du goût de l’effort athlétique.
Activités aquatiques
À
l’issue de la 4ème, les compétences dont témoignent les élèves lors de la
pratique des activités aquatiques, peuvent encore relever de niveaux divers.
Dans
tous les cas, la pratique des activités aquatiques au collège, doit avoir
permis à chacun :
-
de s’engager lucidement, seul ou à plusieurs, à la surface mais aussi dans
le volume que représente le milieu aquatique
-
en conséquence, de situer précisément les limites de son potentiel
d’engagement et d’en connaître les perspectives et conditions de son développement.
L’activité
programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au
collège au moins égale à 20 heures effectives.
Plusieurs
orientations peuvent être envisagées :
-
les élèves prennent en charge leur propre entraînement pour nager plus vite,
notamment dans le cadre d’épreuves de longue durée. En relation avec
d’autres groupes d’activités, (activités athlétiques notamment), et
d’autres matières (sciences de la vie et de la Terre), cette expérience
nouvelle donne lieu à l’acquisition de connaissances permettant de définir
des projets de performance réalistes et de déterminer les durées et les
intensités d'efforts à fournir pour les mener à bien ;
-
individuellement ou collectivement, les élèves sont confrontés à des
parcours de sauvetage qui combinent des évolutions sus et subaquatiques et des
actions de remorquage. On veillera à relativiser auprès des élèves la portée
de telles acquisitions qui ne suffisent pas à sauver toute personne en détresse,
en tout lieu et dans toutes circonstances. Si le fait de porter secours témoigne
d’une attitude citoyenne, responsable et solidaire, il ne s’agit pas pour
autant de se mettre en danger soi-même ;
-
pour des raisons pédagogiques et afin de régler des problèmes concrets posés
par la natation, il pourra être fait appel à l’utilisation d’activités
telles que le water-polo ou la natation synchronisée.
L’activité
programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de
pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.
L’accent
sera porté sur :
-
nager sur une longue distance, principalement en crawl, qui nécessite une maîtrise
accrue de l’expiration aquatique lors des échanges respiratoires ;
-
les évolutions en immersion, seul ou à plusieurs, selon des itinéraires précis,
négociés, annoncés au préalable, et ne conduisant pas aux limites de l’apnée.
Ces parcours subaquatiques seront l’occasion de développer certaines compétences
relatives à la pratique des activités physiques de pleine nature, telles que
interroger son propre potentiel et prendre en compte ceux de chacun de ses
partenaires avant et au cours de l’engagement, respecter et faire respecter un
dispositif de sécurité connu de tous.
Remarques
-
Si les compétences propres de niveau 1 ne sont pas encore acquises à l’issue
de la classe de 4ème, les apprentissages relèvent d’actions spécifiques
-
Toute évolution subaquatique doit s’accompagner d’un dispositif de sécurité
connu et respecté de tous, dont les règles essentielles ont été déclinées
dans les documents d’accompagnement (6ème, 5ème et 4ème).
Activités gymniques
Afin
de répondre à des motivations et à des possibilités différentes, sont suggérés
deux modes d’entrée dans ce groupement :
-
les activités compétitives, d’inspiration traditionnelle (individuelle ou
collective; spécialisée ou polyvalente ) ou des activités prenant des formes
nouvelles ( acro-sport, trampoline, acro- gym, enchaînement utilisant plusieurs
appareils...)
-
les activités de spectacle qui peuvent s’inspirer des pratiques du cirque, de
gala gymnique ou de toute autre création, y compris spécifiquement scolaire.
Il
est attendu au terme du collège que l’élève :
-
produise des formes corporelles codifiées (insistant sur la sollicitation du
train supérieur et le déplacement aérien), originales, diversifiées, de façon
prévue et organisée (ces formes intégreront au minimum les deux actions de
base tourner et se renverser, de façon combinée ou non).
-
accepte, après apprentissage, de se présenter devant un public qui comporte au
moins un juge.
-
pare et conseille un camarade afin de l’aider dans sa réalisation et dans la
préservation de sa propre sécurité.
L’activité
programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au
collège au moins égale à 20 heures effectives.
Les
acquisitions des années précédentes devront être vérifiées et éventuellement
réactualisées. Il s’agit d’une phase de reconstruction, conséquence des
profondes modifications corporelles intervenant à cet âge.
Dès
lors, on visera la construction des compétences suivantes :
-
accroître l’amplitude et la précision des formes produites.
-
distribuer temporellement les éléments produits de façon à alterner les
temps d’effort important et ceux de moindre effort afin de permettre la réussite
des éléments les plus difficiles de l’enchaînement.
-
conduire un projet technique de réalisation individuel ou collectif.
-
juger précisément et objectivement, en relation avec le code en vigueur dans
le groupe, quels que soient le mode et la forme de pratique.
L’activité
programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de
pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.
Les
compétences acquises antérieurement, dans d’autres spécialités gymniques
ou dans des activités posant des problèmes moteurs de même nature, confèrent
à l’élève un niveau d’entrée. Ce niveau d’entrée peut être caractérisé
de la façon suivante : disponibilité motrice, maîtrise de certaines positions
et postures essentielles à la pratique des activités gymniques, acceptation du
regard du spectateur, sensibilisation aux différents rôles sociaux propres à
ces activités. Ces acquisitions devront être adaptées à l’environnement spécifique
de la spécialité programmée et à des possibilités motrices en mutation.
Dès
lors, on visera la construction des compétences suivantes :
-
réaliser des formes techniques codifiées et spécifiques (à la gymnastique,
à la gymnastique rythmique et sportive - G.R.S - à l’acro-sport, au
trampoline…).
-
enchaîner et articuler ces formes sur un espace balisé.
Activités physiques artistiques
Les
activités physiques artistiques permettent à tous les élèves de troisième
de s’inscrire dans une démarche artistique, d’exercer leur esprit critique,
de respecter le principe du pluralisme des choix d’éléments constitutifs
d’un projet artistique et éducatif (formes et techniques corporelles,
relations avec la musique, mode de composition chorégraphique...).
À
l’image des arts plastiques ou de l’éducation musicale, elles développent
des compétences associant invention, interprétation et activité de création.
Dans une perspective de formation interdisciplinaire, la finalité éducative
conduit les élèves vers la réalisation d’un projet artistique
pluridisciplinaire.
Grâce
à des pratiques artistiques élargies, des références culturelles issues des
apprentissages scolaires, des relations entretenues avec le monde et les différents
milieux de vie, les élèves de troisième peuvent s’engager à conduire un
projet de création collective pour le communiquer et pour transmettre une émotion.
Trois compétences sont à développer :
-
se mettre physiquement en scène
-
jouer un rôle
-
regarder un spectacle
Ces
objectifs témoignent des différents rôles tenus par les élèves. Ces rôles
sont nécessairement interactifs et relèvent d’un processus d’acquisition
d’une culture, appartenant aux missions de l’école.
L’activité
programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au
collège au moins égale à 20 heures effectives.
La
compétence "se mettre physiquement en scène" peut être précisée
de la façon suivante :
-
la maîtrise de techniques spécifiques favorables à l’expression d’une
motricité singulière sollicitant l’imaginaire. Cette motricité est
construite par l’élève au regard de son niveau de développement dans des
moments de rencontre et d’expérience avec une activité physique artistique ;
-
l’expression d’une diversité, d’une qualité de formes corporelles mises
au service de l’intention, de la symbolique du projet ;
-
la recherche d’un rapport musique- mouvement destiné à renforcer les effets
scéniques ;
-
la capacité à élaborer et à organiser un projet artistique (projet
expressif, projet chorégraphique, projet de spectacle), par des actions
d’invention, c’est-à-dire par la recherche d’originalités, d’autres
manières de faire, ou bien par des actions de reproduction de formes
corporelles, en relation avec la musique ou le monde sonore. Quelles que soient
ses caractéristiques, le projet de création est destiné à être donné en
spectacle ;
-
la possibilité de communiquer un point de vue artistique et ainsi affirmer sa
personnalité ;
-
la capacité à choisir des modes de composition, d’écriture chorégraphique
pour créer une mise en scène et des effets scéniques : relation à la
musique, traitement de l’espace, utilisation d’accessoires, de décors, de
costumes ...
La
compétence "jouer un rôle" peut être précisée de la façon
suivante :
-
la maîtrise de ses émotions pour jouer un rôle, pour affirmer une présence
avec les autres ;
-
l’engagement dans des mises en jeu corporelles ;
-
la concentration nécessaire à l’authenticité et à la qualité de
l’interprétation.
La
compétence "regarder un spectacle" peut être précisée de la
façon suivante :
-
la capacité à saisir et à apprécier des informations signifiantes dans les
prestations pour comprendre le projet des acteurs.;
-
l’utilisation de connaissances nécessaires à une lecture objective des
prestations. Dans ce cas, il sera fait référence aux critères d’évaluation.
L’activité
programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de
pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.
La
compétence " se mettre physiquement en scène " peut être précisée
de la façon suivante :
-
l’acquisition de compétences spécifiques par l’exploration des capacités
expressives de l’élève,
-
la maîtrise d’éléments d’une technique spécifique et nouvelle,
-
la capacité à repérer des signes musicaux, à établir des relations monde
sonore- mouvement,
-
l’utilisation de connaissances relatives aux principes de composition.
La
compétence " jouer un rôle "
peut être précisée de la façon
suivante :
-
l’engagement nécessaire pour contrôler ses émotions,
-
la capacité à conduire à terme le projet de création destiné à être
communiqué aux autres, en respectant les exigences d’une réalisation
qualitative.
La
compétence "regarder un spectacle" peut être précisée de la
façon suivante :
-
la capacité à observer en ayant recours à des références d’évaluation
(apprécier la mise en scène, la maîtrise des formes corporelles choisies, la
relation à la musique, le mode de composition avec un début, un développement,
une fin,...).
Activités physiques de combat
À
travers les activités physiques de combat, le professeur doit valoriser une éthique
qui met l’accent sur le respect des lieux et des personnes. Elles développent
une culture qui privilégie la maîtrise de soi et fait obstacle aux
comportements impulsifs et à la violence. Dans une confrontation physique, en même
temps qu’il exprime sa volonté de vaincre, l’élève, par ses
comportements, observe des usages et des règles partagés par tous. L’expérience
du combat contribue ainsi à l’éducation à la citoyenneté. L’estime
mutuelle qu’engendre le défi physique, l’acceptation du résultat de la
confrontation, le développement des capacités d’analyse et d’adaptation
font que les activités de combat aident à la construction de la personnalité
individuelle et sociale de l’élève.
Durant
la scolarité en collège, la pratique des activités physiques de combat doit
permettre d’acquérir les compétences nécessaires à la mise en œuvre de
conduites offensives construites et contrôlées. À l’issue de son
apprentissage, l’élève doit être capable :
-
de s’exprimer dans un combat sans risque (cf. remarque),
-
de connaître, appliquer et exploiter les éléments techniques indispensables
à la réalisation d’actions organisées dans un projet tactique,
-
d’éprouver sa connaissance de l’activité dans la tenue de différents rôles
sociaux (combattant, arbitre, juge, commissaire…).
Durant
la scolarité en collège, la programmation des activités de ce groupe peut
aller dans le sens soit de l’approfondissement d’une activité, soit de la
diversité des pratiques. Dans ce dernier cas, l’enseignant peut tenir compte
du fait que l’intensité des attaques et de l’affrontement augmente avec
l’éloignement des combattants. De ce point de vue, les formes de combat dites
de préhension (judo, luttes…) peuvent être considérées comme une
introduction aux formes dites de percussion (divers types de boxe, française ou
autre). Il en est de même des formes de combat sans arme par rapport aux formes
de combat avec arme (pour celles-ci, on utilisera des protections adaptées) ,
L’activité
programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au
collège au moins égale à 20 heures effectives.
L’enseignement
vise essentiellement :
-
la maîtrise de connaissances diversifiées grâce auxquelles l'élève adapte
ses actions aux comportements et aux réactions de ses adversaires,
-
la mise en œuvre et l’adaptation d’un projet tactique élaboré à partir
de l’observation et de la connaissance qu’acquiert l’élève de ses
possibilités offensives et défensives et de celles de ses adversaires,
-
une gestion des ressources que l’élève mobilise en fonction de la nature de
l’opposition et de la durée du combat ou de l’assaut.
Les
compétences acquises dans la variété et dans l’enchaînement des formes
d’attaque permettent à l’élève de construire son offensive et de trouver
des solutions au problème que lui pose son adversaire. L’approfondissement
des connaissances propres au combat passe pour l’élève par
l’identification des points forts et des points faibles de son adversaire et
une meilleure définition de son projet d’action.
L’activité
programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de
pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.
Lorsque
les élèves effectuent en classe de troisième leur première expérience dans
les activités physiques de combat, l'accent doit être mis sur :
-
l’acceptation de la confrontation et l’absence de risques dans le sens défini
précédemment, c’est-à-dire combattre sans se faire mal et sans faire mal.
-
l'acquisition de connaissances techniques par le développement des compétences
spécifiques telles qu'elles ont été définies dans les programmes de 6ème, 5ème
et 4ème. Celles-ci doivent permettre à l'élève de développer, dans un
premier temps en situation d'opposition modérée et dans des situations plus
intenses au fur et à mesure des progrès accomplis, les éléments d'une
conduite offensive construite et réfléchie. L’élève s’initie
progressivement aux aspects tactiques qui font la richesse des activités de
combat en développant sa connaissance des attaques directes et des actions
combinées.
En
raison de leur évolution psychologique et des transformations morphologiques
qu’ils subissent, les élèves de troisième débutant ce type d’activités
peuvent manifester des comportements de nature à freiner leurs apprentissages
(réticence accrue aux contacts physiques, peur de tomber accentuée…).
L’enseignant veillera donc à utiliser les procédés pédagogiques les mieux
adaptés pour pallier les problèmes affectifs et moteurs, en particulier les
activités comme la canne, l’escrime... dans lesquelles l’affrontement se
fait par l’intermédiaire d’un engin.
Remarque
S’exprimer
dans un " combat sans risque " appelle un commentaire. La notion de
combat est centrale et définit la logique de ce groupement d’activités
physiques. Cependant, pour éviter à la fois que l’élève ne se fasse mal ou
fasse mal en combattant, il est indispensable que les modalités et l’intensité
des situations d’affrontement qui lui sont proposées soient déterminées en
fonction de ses connaissances techniques et de sa capacité à maîtriser ses réactions
émotionnelles. L’éventail des formes d’apprentissage que peut utiliser
l’enseignant, allant de la situation d’opposition simple et formelle à
l’affrontement libre, permet, quelle que soit la spécialité étudiée, une
gradation dans l’engagement physique et, par conséquent, une adaptation au
niveau des pratiquants. L’acquisition des compétences visées s’effectue
dans le double respect de la sécurité des élèves et de la nature spécifique
de ce groupement d’activités.
Activités d’opposition duelle : sports de raquette
Dans
les sports de raquette, à l’issue de la classe de troisième, les élèves
savent s’investir dans un ou plusieurs matchs contre des adversaires d’un
niveau de jeu identique ou proche.
Dans
ce contexte on veillera à ce que l’élève :
-
construise tactiquement en réalisant des frappes intentionnelles, destinées à
déstabiliser et battre son adversaire,
-
prenne en compte l’évolution du rapport de force et ses modifications pour gérer
le match.
L’activité
programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au
collège au moins égale à 20 heures effectives
L’accent
est mis sur la perception et l’utilisation d’indices élémentaires mais
significatifs de l’état du rapport de force :
-
dans le match, l’évolution du score.
-
sur plusieurs échanges, les actions efficaces en fonction de l’adversaire.
-
dans l’échange, rupture ou continuité en fonction des trajectoires faciles
ou difficiles.
La
prise en compte de ces éléments conduit vers un niveau de jeu dans lequel, régulièrement,
les trajectoires sortent de l’axe central du terrain et les trajectoires émises
diffèrent des trajectoires reçues en profondeur, en direction ou en vitesse
(badminton, tennis de table et tennis).
Le
développement de coordinations spécifiques (équilibre, relâchement et
vitesse) permet la production de trajectoires variées en direction, en longueur
ou en vitesse. Dans ce cadre, ce qui est attendu reste compatible avec un deuxième
niveau de pratique, par exemple au badminton : l’élève varie ses
trajectoires dans les deux tiers avant ou arrière du terrain adverse.
L’activité
programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de
pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.
L’accent
est mis sur l’acquisition stable d’une "mise à distance" et de
niveaux de frappes différenciées (main haute, main basse et latérale), caractérisés
par un placement régulier du corps par rapport à la balle ou au volant qui
optimise la frappe. Cette zone dans laquelle se situent les points d’impact de
la raquette dans la balle ou le volant, permet à l’élève de produire de véritables
actions de frappe. Les poussées de balle dans l’axe du corps et les poussées
de volant en alignement avec le tamis et l’œil disparaissent. Dans un premier
temps, le badminton est préconisé, les trajectoires freinées du volant et
l’absence de rebond facilitant cette adaptation. Cette construction est évidemment
couplée à celle d’une prise de raquette adaptée à la situation.
Lorsqu’il
n’est pas dominé dans l’échange (temps suffisant pour s’organiser et/ou
déplacement limité), et pour jouer dans un espace libre ou libéré, l’élève
recherche des trajectoires variées en vitesse ou en profondeur qui assurent la
continuité puis la rupture de l’échange.
Activités de coopération et d’opposition : sports collectifs
L’activité
programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au
collège au moins égale à 20 heures effectives.
L'accent
sera mis sur:
-
l'optimisation des compétences attendues au niveau de la 4ème. On recherchera
essentiellement à ce stade l'intensité et le dynamisme des actions.
Cette
consolidation doit permettre à l'élève de stabiliser et d'automatiser un
certain nombre de compétences spécifiques à l'activité pratiquée, en vue
d'une plus grande efficacité au service d'un projet d'action collectif :
-
en situation, une plus grande compréhension des modifications des rapports de
force et de leurs implications sur les choix offensifs ou défensifs, une
meilleure maîtrise de l’alternative entre un jeu personnel et un jeu
collectif.
-
un retour réflexif individuel et collectif sur les pratiques pour mieux ajuster
les actions ou les stratégies au regard des effets produits.
Dans
ce contexte, les compétences acquises en fin de collège s'exprimeront comme
pour les niveaux précédents dans une situation de jeu réelle mais adaptée.
Elles devront permettre à l'élève :
-
de s'inscrire en attaque, dans une organisation collective axée sur l'action de
marque en condition favorable, autour de la gestion de l'alternative :
-
jeu rapide ou de contre-attaque lors d'un rapport de force favorable,
-
jeu plus stabilisé proche de la cible (ou attaque différée), face à une défense
qui s’organise,
-
de s'inscrire en défense, dans une organisation collective adaptée aux caractéristiques
de d'attaque développée :
-
reconquête de la balle,
-
protection de la cible.
L’activité
programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de
pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.
L’accent
est mis sur :
-
le réinvestissement des compétences acquises antérieurement et leur
exploitation dans la nouvelle activité, eu égard aux objectifs de la 5ème et
4ème. Exemples : la perception des espaces libres, la notion de couloir de jeu
direct, la progression assurée du ballon vers l’espace de marque ("gagne
terrain")…,
-
le développement des techniques nécessaires au niveau de jeu attendu en 5ème
et 4ème.
Dans
ce contexte, les compétences acquises en fin de collège doivent permettre à
l'élève, dans une situation de jeu réelle mais adaptée de :
-
développer en attaque les conduites utiles à la gestion collective de
l'alternative, faire progresser la balle rapidement vers la cible ou de façon
plus assurée ("jeu rapide" ou "gagne terrain");
-
s’inscrire en défense dans un jeu de reconquête de balle.
Dans
tous les cas, les acquisitions des élèves sont à renforcer tout au long du
cursus, par la mise en évidence de liens pouvant exister entre les différents
sports collectifs abordés.
Ces
corrélations pourront faciliter des réinvestissements plus rapides d'une
activité à l'autre et aider la consolidation d'acquis antérieurs.
Elles
peuvent se retrouver entre autres dans :
-
l'appropriation et le réinvestissement de la logique de coopération
sous-tendue par la pratique des sports collectifs (l'action individuelle mise au
service du groupe) ;
-
l'identification et la remise en contexte de similitudes, de proximités entre
des situations de jeu vécues dans des sports collectifs différents ;
-
la structuration de moyens de communication entre partenaires à partir de mises
en relation d'événements communément partagés en jeu ;
-
la tenue de différents rôles sociaux afférents à la pratique des sports
collectifs :
-
liés à la connaissance et au respect des règles permettant le bon déroulement
de l'activité au niveau concerné (joueurs, arbitres),
-
liés à la compréhension et la reproduction de procédures d'échauffement.
Activités physiques de pleine nature
À
la fin de la scolarité au collège, les compétences acquises dans une activité
physique de pleine nature (APPN) doivent permettre à l’élève de se déplacer
en relative autonomie dans un milieu de pleine nature, plus ou moins
contraignant mais toujours complexe. Par son engagement et ses relations avec le
milieu naturel, il apprend à respecter, et il comprend les règles de sécurité
individuelles et collectives.
Son
déplacement dans un milieu à préserver facilite l’adoption d’attitudes
orientées vers l’écologie et la citoyenneté. Ces acquisitions lui
facilitent une pratique ultérieure évitant les dangers objectifs et le
responsabilisent vis à vis des autres.
L’activité
programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au
collège au moins égale à 20 heures effectives.
On
attend l’acquisition de compétences spécifiques permettant un déplacement
plus enchaîné grâce à l’identification a priori de l’itinéraire ou du
parcours et la capacité à réagir ou décider plus rapidement face à des imprévus.
L’accent est mis sur :
-
l’utilisation optimale et cohérente des forces et contraintes du milieu pour
être efficace dans le déplacement,
-
l’engagement sur l’itinéraire le plus adapté à ses ressources et celles
de ses éventuels équipiers,
-
la possibilité d’assurer sa propre sécurité, mais aussi celle des autres,
-
la connaissance et la compréhension des caractéristiques du milieu naturel
pour en percevoir les incidences sur sa pratique.
La
dimension d’activité de pleine nature est affirmée par le choix de sites, si
possible en milieu naturel, partiellement connus ou inconnus des élèves.
L’activité
programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de
pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.
On
attend l’acquisition de compétences spécifiques permettant un déplacement
construit par étapes successives en fonction des informations prises sur le
milieu et en fonction des actions que l’on se sait capable de réaliser.
L’accent
est mis sur :
-
les méthodes d’investigation et les stratégies de déplacement dans le
milieu naturel : identifier les indices pertinents du milieu, analyser les
contraintes voire les risques des tâches, progresser en utilisant les forces et
caractéristiques du milieu …
-
les attitudes conciliant à la fois la prudence et le plaisir d’évoluer sur
un parcours inconnu : maîtriser ses réactions émotionnelles, assurer sa sécurité
en respectant les consignes et les techniques de sécurité….
Ces
méthodes et attitudes sont facilitées par les acquis du premier cycle
d’apprentissage ou par les apports construits dans une autre activité de
pleine nature : attention portée à la lecture du milieu, état de vigilance
avant l’action et dans l’action, engagement selon son propre rapport compétence/risque.
Remarques
-
Dans les activités de pleine nature, la difficulté du milieu proposé aux élèves
doit correspondre à leurs possibilités. La connaissance préalable des règles
de sécurité est la condition indispensable permettant la mise en place d’une
organisation pédagogique évitant les zones et les situations porteuses de
risques objectifs.
- La pratique lors d’horaires regroupés ou de stage auxquels tous les élèves de la classe participent peut permettre de mettre en œuvre cette approche qui donne du sens à l’activité des élèves et de les confronter aux grands espaces naturels.