Introduction
L'année scolaire 2008-2009 a vu la mise en oeuvre de réformes majeures, en
particulier l'entrée en vigueur de nouveaux programmes pour l'école primaire et
la mise en place de l'aide personnalisée, qui vient s'ajouter aux dispositifs
existants d'aide aux élèves. Les évaluations en CE1 et CM2 complètent cette
réforme en apportant au maître l'outil de référence indispensable à
l'appréciation des connaissances et des compétences de ses
élèves.
L'année scolaire 2009-2010 sera marquée par la mise en oeuvre de la réforme
de la voie professionnelle et l'extension des mesures d'accompagnement
individualisé : consolidation de l'aide personnalisée à l'école,
de l'accompagnement éducatif au collège, des stages d'anglais au lycée, des
nouveaux services personnalisés d'orientation, installation des dispositifs
d'aide personnalisée et des passerelles au lycée professionnel.
Répondre aux enjeux de la société, développer le service public de
l'éducation, donner une chance de réussite à tous les élèves : tels sont
les grands axes d'action du ministère de l'Éducation nationale, déclinés en
15 priorités dans la présente circulaire de rentrée :
- Rendre ses lettres de noblesse à la voie
professionnelle
- Améliorer la pratique des langues vivantes
- Poursuivre la généralisation de l'éducation au développement
durable
- Développer l'accès aux technologies numériques éducatives et
favoriser leur usage
- Lutter contre la violence et les discriminations
- Aider les élèves à prendre en charge leur santé
- Permettre aux élèves de mieux choisir leur
orientation
- Apprécier l'acquisition des connaissances et des
compétences
- Offrir aux élèves et à leurs parents de nouveaux services
éducatifs
- Donner toute sa place à l'éducation artistique et
culturelle
- Améliorer la scolarisation des élèves handicapés
- Améliorer l'accès à une formation diplômante pour les élèves en
grande difficulté
- Assurer la réussite scolaire des élèves socialement
défavorisés
- Prévenir l'absentéisme et le décrochage scolaire
- Associer les parents d'élèves à la réussite de leurs
enfants
L'institution scolaire continue à s'organiser pour garantir plus de justice
et d'équité entre les élèves, en particulier grâce au développement de services
gratuits, complémentaires à l'offre éducative traditionnelle. Avec l'extension
du principe de l'aide personnalisée, elle se mobilise pour apporter une aide
plus efficace à tous les élèves.
Les réformes engagées visent à donner aux professeurs les moyens de faire
réussir, comme ils en ont la volonté, les élèves dont ils ont la charge.
Cette réussite repose sur l'engagement des enseignants et de tous les personnels
qui concourent au service public d'éducation nationale. Elle repose également
sur le travail quotidien et le rôle moteur des directeurs d'école, des chefs
d'établissement et des corps d'inspection.
Répondre aux enjeux de la société
Pour satisfaire ses ambitions, l'Éducation nationale s'efforcera de mieux
répondre aux enjeux de la société, en adaptant les qualifications aux
évolutions des métiers, en améliorant la pratique des langues étrangères,
en intégrant les avancées des nouvelles technologies et en prenant en
compte les enjeux environnementaux. Les mutations sociales entraînent de
nouveaux risques (violence, discriminations, risques sanitaires) contre lesquels
l'École doit protéger les élèves. Elle a aussi le devoir de leur transmettre les
valeurs de la République.
Rendre ses lettres de noblesse à la voie
professionnelle
La rénovation de la voie professionnelle traduit la volonté de l'Éducation
nationale d'adapter les formations à l'évolution des qualifications attendues
dans le monde du travail. Il s'agit par ailleurs d'offrir aux élèves qui
choisissent cette voie des parcours de pleine réussite et d'excellence. Cette
réforme constitue la nouveauté majeure de la rentrée 2009.
Le baccalauréat professionnel en 3 ans
La mise en place d'un baccalauréat professionnel en trois ans pose l'égale
dignité des formations des différentes voies du lycée. Elle tend à offrir à tous
les lycéens des possibilités d'insertion professionnelle de qualité.
Les programmes d'enseignement général conduisant au baccalauréat
professionnel sont rénovés.
La réforme doit être mise en oeuvre dans tous ses aspects, dans tous les
établissements. En particulier, pour les formations sous statut scolaire, la
souplesse d'organisation introduite par les nouvelles grilles horaires facilite
les démarches de projet et l'initiative pédagogique, afin d'assurer une
meilleure réussite de tous les élèves.
Le renforcement de l'offre de certificats d'aptitude
professionnelle
La lutte contre les sorties sans diplôme passe par un renforcement de
l'offre de formation de niveau V. Dans toutes les académies, en concertation
avec les régions, l'offre de C.A.P. doit être adaptée en conséquence.
L'accompagnement personnalisé
L'accompagnement personnalisé figure dans les grilles horaires des élèves
en formation de baccalauréat professionnel, au même titre et au même rang que
les enseignements obligatoires. Il sera mobilisé au profit des élèves
rencontrant des difficultés, et aussi de ceux qui souhaitent profiter des
passerelles qui existent entre les spécialités au sein de la voie
professionnelle ou entre cette dernière et les voies générale et technologique,
ou encore de ceux qui ont un projet de poursuite d'études supérieures.
Le lycée des métiers
Dans le cadre de la mise en oeuvre de la rénovation de la voie
professionnelle, le lycée des métiers qui offre une gamme de diplômes allant du
C.A.P. aux diplômes d'enseignement supérieur a l'ambition de favoriser la
fluidité et la personnalisation des parcours des jeunes en formation, sous
statut scolaire ou par apprentissage, et faciliter la poursuite d'études,
notamment vers l'enseignement supérieur. Le lycée des métiers doit également
s'attacher à aider et suivre l'insertion professionnelle des jeunes sortant de
formation. Leur développement doit se poursuivre.
Améliorer la pratique des langues vivantes
À l'heure de l'ouverture européenne et internationale, la maîtrise des
langues vivantes, et en particulier la maîtrise de leur pratique orale, fait
désormais partie des compétences indispensables, en référence au cadre européen
commun de référence pour les langues.
Les sections européennes et les sections de langues
orientales
Les sections européennes et les sections de langues orientales au collège
et au lycée doivent être développées ; elles offrent des modalités efficaces de
pratique des langues étrangères, en particulier l'enseignement dans une langue
étrangère de disciplines non linguistiques. Les sections de langues régionales
feront aussi l'objet de toute votre attention.
L'enseignement renforcé au collège
La multiplication des classes de 6ème bilangue (dont l'anglais) poursuit
l'effort engagé à l'école primaire, en permettant d'aborder une seconde
langue vivante dès l'entrée au collège. Dans ce cadre, l'objectif de développer
l'apprentissage de l'allemand doit demeurer prioritaire.
Le renforcement de la pratique orale de l'anglais peut également s'inscrire
dans l'accompagnement éducatif.
Des stages d'anglais gratuits offerts aux lycéens
Pendant les vacances, tous les lycéens qui le souhaitent peuvent participer
à des stages d'anglais gratuits. Il s'agit en priorité d'améliorer leur
expression orale. À l'issue des stages, un état des compétences acquises peut
être communiqué aux professeurs d'anglais des lycéens concernés.
Ces stages sont encadrés prioritairement par des professeurs
volontaires. Toutefois, un système de recrutement en ligne (
http://www.recrutlangues.education.fr/)
est désormais accessible à d'autres intervenants potentiels, notamment pour les
stages de vacances d'été : étudiants étrangers, locuteurs natifs,
assistants étrangers, assistants pédagogiques, assistants d'éducation
anglophones.
L'encouragement à la mobilité
Le renforcement de l'enseignement des langues étrangères va de pair avec
l'ouverture européenne et internationale du système éducatif. La mobilité doit
être proposée dans le cadre des projets et des partenariats académiques :
échanges d'élèves, de professeurs, de personnels administratifs ou
d'encadrement.
À la rentrée 2009, le programme de mobilité internationale « Jules
Verne » vient compléter et enrichir l'ensemble des programmes européens et
français actuellement disponibles. Ouvert à tous les enseignants titulaires de
l'enseignement public, ce programme leur offre la possibilité d'une immersion
éducative et culturelle dans un autre pays, en leur permettant de vivre et
d'enseigner hors de France durant une année scolaire complète. Vous veillerez
à assurer la réussite de ce programme.
Poursuivre la généralisation de l'éducation au développement
durable
En s'appuyant sur les enseignements disciplinaires, l'éducation au
développement durable traite des interactions entre l'environnement, la société,
l'économie et la culture. Cette éducation transversale contribue ainsi à la
formation du citoyen responsable du XXIème siècle.
Le développement durable dans les programmes
d'enseignement
Depuis la rentrée 2004, l'éducation au développement durable fait partie
intégrante de la formation initiale de l'élève, de l'école primaire au lycée.
Depuis 2007, elle est entrée dans sa seconde phase de généralisation. Les
nouveaux programmes de l'école primaire, ainsi que les nouveaux programmes du
collège et des lycées professionnels, qui entrent en vigueur à partir de la
rentrée 2009, accordent une place importante à l'éducation au développement
durable.
La formation à l'éducation au développement durable
Au niveau national, le forum organisé par le centre régional de
documentation pédagogique d'Amiens, pôle national de ressources pédagogiques
pour l'éducation au développement durable, devient un rendez-vous annuel du
programme national de pilotage.
Au niveau académique, l'offre de formation doit continuer à augmenter
régulièrement, en particulier sous forme interdisciplinaire et multisectorielle,
de manière à assurer la formation commune des enseignants et des personnels
techniques et d'encadrement. Le rôle des coordonnateurs académiques est
réaffirmé.
La démarche E3D (établissements en démarche de développement
durable)
Il faut encourager les écoles et les établissements scolaires à mettre en
oeuvre la démarche E3D. Autour d'un thème fédérateur (les énergies, les
transports, la santé et un aménagement local par exemple), les établissements
concernés s'engagent sur la durée dans une démarche qui combine les
enseignements, la vie scolaire, la gestion et l'intendance, et une nécessaire
ouverture sur l'extérieur.
L'intégration aux projets d'établissement d'actions ou de dispositifs de
développement durable sera elle aussi soutenue.
« L'école agit pour le développement durable »
L'opération « L'École agit pour le développement durable » offre
un outil privilégié de mobilisation des équipes pédagogiques autour des
problématiques liées au développement durable. L'appel à projets, conduisant à
une remise de prix au terme d'une sélection nationale, permet de valoriser le
travail mené dans les écoles et dans les établissements, ainsi que le partage
d'expériences. L'opération est reconduite pour l'année scolaire 2009-2010.
Développer l'accès aux technologies numériques éducatives et
favoriser leur usage
Les technologies de l'information et de la communication permettent
désormais aux élèves d'accéder à de nouvelles ressources éducatives, et aux
professeurs de disposer de nouveaux moyens susceptibles d'améliorer les
apprentissages. Elles permettent également de renforcer les liens entre
l'institution scolaire et les parents.
Les espaces numériques de travail et les cahiers de textes
numériques
Le développement des espaces numériques de travail, réalisé en partenariat
avec les collectivités territoriales, reste une priorité.
Dans le second degré, les solutions informatiques adoptées par de nombreux
établissements permettent de moderniser les usages réglementaires, en offrant
une alternative électronique au cahier de textes papier. Tout en renforçant la
fiabilité des informations transmises et leur élargissement à de nouvelles
ressources, la version numérique du cahier de textes facilite
l'individualisation des activités demandées aux élèves.
Plusieurs académies expérimentent l'emploi du cahier de textes numérique,
tandis que d'autres l'ont déjà largement développé. Vous vous attacherez à sa
généralisation.
L'ouverture du portail PrimTICE pour le premier degré
Réalisée à destination des professeurs des écoles, une plate-forme
d'identification et de présentation des ressources, des usages et des bonnes
pratiques est ouverte à la rentrée scolaire 2009-2010. Elle apporte des
ressources pédagogiques aux professeurs débutants, comme aux enseignants
expérimentés. Elle facilite l'évolution de leur enseignement par l'intégration
d'activités utilisant les technologies de l'information et de la communication.
Cette plate-forme leur permet également de mutualiser leurs expériences.
La plate-forme de formation « Pairform@nce »
Destinée à compléter les dispositifs de formation des enseignants, la
plate-forme « Pairform@nce » développe des parcours de formation pour
une qualification de niveau 2 du certificat informatique et internet (C2i2e), en
accord avec les I.U.F.M. et les universités. Les potentialités de ce dispositif
seront progressivement étendues à d'autres domaines de formation.
Les écoles numériques rurales
Le programme d'équipement numérique initié par le ministère de l'Éducation
nationale, avec l'association des maires ruraux de France, bénéficiera à
5 000 écoles situées dans des communes de moins de 2000 habitants. Après
appels à candidatures la liste des projets retenus, département par département,
sera prochainement publiée.
Les visioconférences et le « e-Twinning »
Les TICE offrent aussi de multiples possibilités en matière d'enseignement
des langues vivantes. Leur usage est encouragé, sous le contrôle des
professeurs. Le déploiement des visioconférences, entamé en 2008-2009, se
poursuit en 2009-2010.
Dans cette perspective, le programme européen
« e-Twinning» permet à tout établissement français d'entretenir des
échanges avec un autre établissement européen via une plate-forme
Internet.
Les TICE pour aider les enfants porteurs d'un handicap
Les technologies de l'information et de la communication offrent de
nouveaux outils susceptibles d'aider les élèves porteurs d'un handicap. Le site
«
http://www.lecolepourtous.education.fr/»,
dédié à leur scolarisation, présente des ressources numériques adaptées aux
différents types d'activités scolaires.
Lutter contre la violence et les discriminations
Face à la montée des incivilités, parfois au sein même de l'institution,
l'importance de l'éducation civique dispensée aux élèves doit être réaffirmée. À
cet égard, les nouveaux programmes de l'école maternelle, de l'école élémentaire
et du collège demeurent d'indispensables références pour les enseignements
comme pour la vie scolaire. Ils sont ancrés au socle commun de connaissances et
de compétences qui fixe au nombre des acquis fondamentaux de la scolarité
obligatoire la maîtrise de compétences civiques et sociales (connaissance des
symboles de la République, connaissance et pratique du droit et des règles de la
vie collective, comportements respectueux d'autrui).
Le refus des discriminations
L'École est un lieu où s'affirme l'égale dignité de tous les êtres humains
: la communauté éducative doit faire preuve de la plus grande vigilance et de la
plus grande fermeté à l'égard de toutes les formes de racisme, d'antisémitisme,
d'homophobie et de sexisme. Tout propos, tout comportement qui réduit l'autre à
une appartenance religieuse ou ethnique, à une orientation sexuelle, à une
apparence physique, appelle une réponse qui, selon les cas, relève des champs
pédagogique, disciplinaire, pénal ou de plusieurs d'entre eux.
Les règlements intérieurs doivent impérativement mentionner le refus de
toutes les formes de discrimination et les nommer clairement, ainsi que
l'interdiction de tout harcèlement discriminatoire portant atteinte à la dignité
de la personne. Il en va de même pour les propos injurieux ou
diffamatoires.
Dans les lycées, la campagne d'affichage sur le thème « Parler de sa
différence », organisée à compter de la fin de la présente année
scolaire et poursuivie à la prochaine rentrée, sensibilisera la communauté
éducative à la lutte contre l'homophobie. Elle sera complétée par le dispositif
d'écoute téléphonique « ligne Azur » (0810 20 30 40).
Les enseignements et l'éducation à la sexualité, dans leurs différents
développements, offriront par ailleurs l'occasion de répondre aux questions que
peuvent se poser les élèves.
Le refus de la violence
Si la violence est partout inacceptable, c'est particulièrement le cas
quand elle s'exerce au sein de l'École ou contre elle. Vous ne tolérerez aucune
atteinte à un membre de la communauté éducative quel qu'il soit : les
directeurs d'école et chefs d'établissement, les professeurs et tous les
personnels qui encadrent et travaillent à la réussite des élèves. Il importe que
soient utilisées les dispositions du code pénal qui répriment les atteintes, les
injures, les menaces et plus généralement les agressions contre les
personnes chargées d'une mission de service public.
La prévention et la lutte contre les violences s'organisent d'abord au sein
de chaque établissement. Le phénomène des jeux dangereux continue à faire
l'objet d'une vigilance constante. La généralisation des plans de prévention,
élaborés dans le cadre des comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté,
se poursuit. L'appui des partenaires de proximité (police, gendarmerie,
justice) est nécessaire pour la réalisation de diagnostics de sécurité partagés
et d'opérations de sécurisation aux abords des écoles et des établissements. La
signature des conventions départementales avec ces partenaires est
généralisée.
La prévention des violences intrafamiliales
Les personnels doivent être à même de repérer les signaux qui peuvent
laisser penser qu'un élève est en situation de danger dans sa famille et
connaître la conduite à tenir. Les personnels sociaux et de santé contribuent à
la prise en charge des élèves dans le cadre de la protection de l'enfance. Toute
l'attention sera accordée aux élèves susceptibles d'être victimes de violences
intrafamiliales ou d'inceste. Des séances d'information à l'intention des élèves
sur l'enfance en danger sont à mettre en oeuvre. Le numéro vert « 119,
Enfance en danger » sera largement affiché.
Aider les élèves à prendre en charge leur santé
Il appartient à l'École de lutter contre les nouveaux risques sanitaires,
en mettant en oeuvre l'apprentissage des règles élémentaires d'hygiène,
notamment face aux risques épidémiques, en aidant les élèves à prendre en charge
leur santé. Les projets d'école doivent comporter un volet d'éducation à la
santé ; tout établissement est chargé de définir, au sein de son comité
d'éducation à la santé et à la citoyenneté, un programme d'actions organisé
autour des thématiques suivantes.
L'éducation à la sexualité
L'éducation à la sexualité est une composante de la construction de la
personne. Elle permet aux jeunes d'adopter des attitudes de responsabilité
individuelle, familiale et sociale. L'École est un relais essentiel pour
transmettre les connaissances utiles en matière de protection contre le VIH.
Pour les élèves des lycées, l'accès aux moyens de protection est facilité,
notamment par l'installation de distributeurs de préservatifs. Vous veillerez à
ce que cette installation soit effective, à la rentrée 2009, dans tous les
lycées publics, ainsi que dans les établissements privés sous contrat qui en
auront exprimé le souhait.
La prévention des conduites addictives
La prévention des conduites addictives doit désormais intégrer les nouveaux
modes de consommation de produits psycho-actifs, notamment la consommation
d'alcool. Une version actualisée du guide d'intervention en milieu scolaire
« Prévention des conduites addictives » sera mise en ligne à la
rentrée 2009 sur le site Eduscol.
L'éducation à la nutrition
L'éducation à la nutrition permet de développer des projets en lien avec
les enseignements et d'aborder l'éducation à la consommation et au goût. Son
objectif est également de mieux informer les élèves pour prévenir le surpoids et
l'obésité précoces. En appui à cette démarche globale, le programme de
distribution de fruits « un fruit à la récré » est reconduit en
2009-2010 dans les écoles maternelles et élémentaires, en partenariat avec le
ministère chargé de l'agriculture.
La pratique régulière de l'activité physique
L'éducation physique et sportive (E.P.S.) contribue de façon efficace à
l'éducation et à la promotion de la santé. Les pratiques physiques
constituent en particulier un excellent moyen de lutter contre la sédentarité et
de limiter la surcharge pondérale des élèves.
Par ailleurs, les activités sportives proposées dans le cadre de
l'accompagnement éducatif, prolongent les enseignements obligatoires d'E.P.S. et
offrent aux élèves un temps supplémentaire de pratique sportive.
La sensibilisation aux bonnes postures
L'action engagée en 2008 pour alléger le poids des cartables est poursuivie
en mobilisant les conseils d'administration pour trouver les solutions
appropriées, à partir des propositions du comité d'éducation à la santé et
à la citoyenneté. On pourra se référer utilement « au guide
de sensibilisation aux bonnes postures » mis en ligne sur le site
Eduscol.
La formation aux premiers secours
L'apprentissage des gestes de premiers secours est obligatoire pendant la
scolarité. La formation « Apprendre à porter secours », commencée à
l'école, se poursuit au collège jusqu'à l'obtention du certificat
« Prévention et secours civiques de niveau 1 ». Au lycée
professionnel, les élèves bénéficient de la formation « Sauvetage,
secourisme du travail ».
Développer le service public de l'éducation
L'Éducation nationale s'attachera à développer le service public de
l'éducation. L'orientation des élèves sera améliorée à tous les niveaux :
au collège, la connaissance des métiers et des formations sera affinée ;
les lycéens seront mieux informés et mieux accompagnés dans leur parcours et
leur passage à l'enseignement supérieur. L'apport de l'accompagnement éducatif,
qui dispense à plus d'un million d'élèves de nouveaux services gratuits,
sera évalué. La place de l'éducation artistique et culturelle sera
réaffirmée.
Permettre aux élèves de mieux choisir leur orientation
Le soutien aux lycéens dans leurs projets d'orientation et
leurs engagements
Chaque lycéen doit pouvoir construire, en fonction de ses goûts et de ses
compétences, son projet d'études et d'insertion professionnelle.
Dans le cadre de l'orientation active, les équipes éducatives apportent les
informations nécessaires sur les métiers, les formations du supérieur et les
différents dispositifs d'aide. Elles veillent à combattre les phénomènes
d'autocensure, en associant les familles à l'élaboration des projets, et à
renforcer l'estime de soi des lycéens, nécessaire pour qu'ils développent tout
leur potentiel. Elles mettent l'accent sur les compétences et les efforts
nécessaires à la réussite dans la voie envisagée. Elles travaillent utilement
avec différents partenaires : enseignement supérieur, monde professionnel
et société civile.
Vous serez attentif à l'accès du plus grand nombre, tout particulièrement
des élèves boursiers, aux classes préparatoires aux grandes écoles : dans chaque
lycée, 5 % au moins des élèves de terminale de filière générale doivent
déposer un dossier d'inscription en C.P.G.E.
Chaque lycée s'appuie sur les différentes instances de représentation des
lycéens pour favoriser le sens de l'engagement et l'acquisition de comportements
autonomes et responsables, utiles pour construire une démarche active
d'orientation.
Une information de qualité et accessible
Faciliter l'accès de tous les citoyens aux services d'orientation suppose
de s'adapter à leurs nouvelles pratiques d'accès à l'information. À cet effet,
l'ONISEP met en place un service personnalisé d'aide à l'orientation par
téléphone (0810 012 025) et internet (monorientationenligne.fr), accessible
aux élèves et aux familles à la rentrée 2009. Ce service personnalisé et
gratuit a pour objectif d'apporter une information fiable constamment remise à
jour, et de faciliter l'accès aux services d'information et d'orientation ainsi
qu'aux ressources existantes.
Les entretiens personnalisés d'orientation
Les entretiens personnalisés d'orientation sont généralisés à tous les
niveaux concernés (3ème, 1ère, terminale) et réalisés dès que possible dans
l'année scolaire. Ils sont conduits par le professeur principal, avec, si
nécessaire, le concours du conseiller d'orientation-psychologue. Ils sont
un levier important dans la lutte contre le décrochage scolaire. En 3ème, ces
entretiens sont d'une importance toute particulière pour assurer la transition
entre collège et lycée.
La généralisation du parcours de découverte des métiers et des
formations
Mis en place dès la rentrée 2009, de la classe de 5ème à la classe
terminale, le parcours de découverte des métiers et des formations concerne tous
les élèves. Au collège, il contribue à la connaissance des métiers et des
parcours de formation correspondants ; il développe l'autonomie des
élèves et leur capacité d'initiative, compétences inscrites dans le socle
commun. Il aide les filles et les garçons à diversifier leurs choix
d'orientation en dehors de tout préjugé sexué. Au lycée, il permet d'aider les
élèves et les familles dans des choix déterminants : c'est pourquoi il
inclut la visite d'un établissement d'enseignement supérieur, des entretiens
personnalisés d'orientation et le dispositif d'orientation active.
Le partenariat entre l'institution scolaire et le milieu économique et
professionnel est un élément-clé de la réussite de la généralisation du parcours
de découverte des métiers et des formations.
Afin d'assurer une progression continue de ses activités, acquis et
expériences, chaque élève disposera d'un document personnel de suivi de son
parcours de découverte des métiers et des formations, qu'il pourra consulter et
enrichir tout au long de sa scolarité secondaire. Sa forme et son contenu, qui
favoriseront l'information et le dialogue avec les parents, seront définis à
partir de l'expérimentation du « web classeur » de l'ONISEP.
La mise en place d'une banque de stages
Dans chaque académie, une banque de stages sera créée au cours de la
prochaine année scolaire : elle permettra d'assurer une plus grande équité
dans l'accès de l'ensemble des élèves aux périodes en milieu professionnel
prévues dans le cadre de leur cursus scolaire, notamment pour la séquence
obligatoire d'observation en 3ème.
Des dispositifs de pré-apprentissage
Dans la continuité de l'année scolaire 2008-2009, trois types de
dispositifs de préapprentissage peuvent accueillir les élèves volontaires, en
priorité ceux âgés de 15 ans :
- les parcours d'initiation aux métiers (PIM) : première phase,
effectuée sous statut scolaire, de la formation d'apprenti junior créée par
l'article L. 337-3 du code de l'éducation ;
- les classes préparatoires à l'apprentissage (C.P.A.) ;
- le dispositif d'initiation aux métiers en alternance (DIMA), formalisé
dans la circulaire de rentrée 2008.
L'organisation pédagogique de ce dernier dispositif s'inspirera des
éléments fournis pour la mise en oeuvre des parcours d'initiation aux métiers,
en veillant à ce que les enseignements dispensés intègrent les objectifs du
socle commun de connaissances et de compétences, qui s'impose à toutes les
formations accueillant des élèves relevant de la scolarité obligatoire.
Apprécier l'acquisition des connaissances et des
compétences
Les programmes de l'école primaire et du collège instaurent de nouvelles
exigences. Il importe qu'à chaque moment-clé de la scolarité, l'acquisition des
connaissances et compétences soit évaluée et les besoins éducatifs de chaque
élève pris en compte, afin de lui apporter l'aide individualisée qui lui serait
nécessaire.
L'école maternelle, premier temps de l'acquisition des
savoirs
Premier temps de l'acquisition des savoirs, l'école maternelle remplit une
mission essentielle : préparer l'enfant à l'autonomie nécessaire afin
d'assurer les apprentissages de base. Les enfants acquièrent à l'école
maternelle des connaissances et des compétences qui servent d'appui aux
enseignements de l'école élémentaire. Les nouveaux programmes précisent des
objectifs à atteindre et intègrent des progressions pour l'apprentissage du
langage.
Un pôle pédagogique spécifique est créé en 2009 dans chaque département,
pour mieux appuyer les équipes pédagogiques et valoriser l'action de l'école
maternelle au plan local. Cent inspecteurs de l'éducation nationale viendront en
appui de ces structures.
Les évaluations nationales, un nouvel outil pour faire la
classe
Au CE1 et au CM2, les évaluations nationales offrent de nouveaux outils
pour faire la classe. Les maîtres disposent désormais d'un bilan objectif qui
fait apparaître les difficultés comme les réussites de chaque élève pour chacune
des compétences. Ils disposent également d'une vision d'ensemble des résultats
de la classe. Ainsi, le maître peut mieux analyser les difficultés qu'éprouvent
certains élèves dans les apprentissages et leur apporter l'aide la mieux adaptée
aux besoins identifiés. En équipe, les maîtres d'un même cycle peuvent ajuster
leurs progressions, à partir d'un constat objectif dont la référence est
nationale.
À l'échelle de la circonscription et du département, l'évaluation nationale
est un outil de pilotage au service du progrès des élèves.
Le nouveau livret scolaire atteste la maîtrise des connaissances et des
compétences du socle commun aux deux premiers paliers (fin du CE1 et fin du
CM2).
Les dispositifs d'aide aux élèves à l'école primaire
L'institution de l'aide personnalisée à l'école, depuis la rentrée 2008,
donne aux maîtres la possibilité de traiter eux-mêmes, en prolongement de la
classe, les difficultés d'apprentissage qu'ils ne pouvaient auparavant prendre
en charge directement. Lorsque la difficulté est grave et persistante, les
maîtres spécialisés apportent leur contribution à l'équipe enseignante de
l'école.
Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires complètent le
dispositif pour les élèves de cours moyen qui en ont besoin. Les I.E.N.
s'assureront de l'articulation des différents dispositifs d'aide afin que la
difficulté scolaire, quel que soit son niveau, soit traitée de manière
optimale.
L'évaluation du socle commun au diplôme national du
brevet
À compter de la session 2010, le diplôme national du brevet comportera deux
séries (enseignement général et professionnel) et permettra d'attester, comme
l'exige la loi, la maîtrise des sept compétences du socle commun.
Il comprendra une épreuve d'histoire des arts. Une certification,
optionnelle, du niveau A2 en langue régionale sera également possible.
Offrir aux élèves et à leurs parents de nouveaux services
éducatifs
L'accompagnement éducatif
Organisé de préférence après la classe, pour les élèves qui le souhaitent,
l'accompagnement éducatif bénéficie à tous les élèves des écoles de l'éducation
prioritaire ainsi qu'à tous les collégiens. Il s'exerce dans quatre
domaines : l'aide aux devoirs et aux leçons, la pratique sportive, la
pratique artistique et culturelle ainsi que, pour les collégiens,
la pratique orale de l'anglais.
Les projets des établissements présenteront un ensemble cohérent de tous
les types d'activités qui permettent aux élèves de suivre un parcours adapté à
leurs envies et à leurs besoins. L'accompagnement éducatif est coordonné avec
les autres dispositifs existant hors du temps scolaire, en particulier sur les
territoires relevant de la politique de la ville.
Vous favoriserez des partenariats de qualité en faisant appel aux
associations agréées au niveau local, académique ou national. Plus
spécifiquement, les associations éducatives complémentaires de l'enseignement
public peuvent intervenir, entre autres, dans l'aide à l'élaboration de projets
et dans la formation des intervenants. Dans la mise en oeuvre du volet sportif,
la collaboration avec les fédérations sportives scolaires, USEP et U.N.S.S., est
recherchée.
Un effort particulier sera fourni pour présenter aux familles cette offre
éducative gratuite et pour apprécier, le cas échéant, les effets de
l'accompagnement éducatif sur les résultats scolaires et le comportement des
élèves.
Le dispositif de réussite scolaire
Le dispositif de réussite scolaire est reconduit dans 200 lycées
professionnels, généraux et technologiques accueillant des élèves qui
rencontrent des difficultés scolaires et sociales particulières. Ce dispositif
prolonge l'offre de soutien de l'accompagnement éducatif. Les lycéens y
bénéficient d'un appui individualisé, en fonction de leurs besoins, afin de
favoriser la réussite scolaire, prévenir les redoublements, limiter les abandons
de cursus, notamment en lycée professionnel, et préparer la poursuite d'études
supérieures. Cet accompagnement scolaire gratuit est mis en oeuvre pendant
l'année scolaire et dans le cadre de stages durant les vacances.
Donner toute sa place à l'éducation artistique et
culturelle
Toutes les écoles et tous les établissements doivent avoir intégré à leur
projet d'établissement l'éducation artistique et culturelle, comprenant la
pratique artistique mais aussi l'histoire des arts. En outre, les classes à
projet artistique et culturel, les ateliers artistiques, les chorales scolaires,
ainsi que les classes à horaire aménagé doivent être développés.
Des classes ouvertes sur l'art et la culture
D'une manière générale, il est nécessaire de permettre à tous les élèves
d'entrer en contact avec les artistes et les oeuvres et de fréquenter les
institutions culturelles. Il importe de prévoir les conditions d'une pratique
artistique de qualité. À cet effet, le volet artistique et culturel de
l'accompagnement éducatif sera encouragé, ainsi que les résidences d'artistes.
Les classes à horaires aménagés continueront à se développer selon le plan
établi pour chaque académie, en particulier dans les domaines des arts
plastiques et du théâtre. Parmi les arts concernés par l'éducation artistique et
culturelle, vous accorderez toute sa place au cinéma. Les dispositifs nationaux
(« école et au cinéma », « collège au cinéma » et
« lycéens au cinéma ») feront l'objet d'une attention
particulière.
L'histoire des arts dans les programmes d'enseignement
Cet intérêt pour l'éducation artistique se traduit par sa place accrue dans
les programmes d'enseignement. À l'école élémentaire, l'histoire des arts est
inscrite dans les programmes, principalement au cycle des approfondissements.
Au collège, les programmes en application à la rentrée 2009 intègrent tous
un volet histoire des arts, qui concerne toutes les disciplines et représente un
quart du programme d'histoire et la moitié des programmes d'éducation musicale
et d'arts plastiques. Une épreuve obligatoire d'histoire des arts sera intégrée
au diplôme national du brevet dès la session 2010. Au lycée professionnel, ce
sont les disciplines constitutives de la culture humaniste qui portent
l'enseignement de l'histoire des arts ; les programmes applicables à la
rentrée 2009 intègrent cette dimension. Au lycée d'enseignement général et
technologique, cet enseignement est développé dans le cadre de la mise
en oeuvre des programmes actuels.
Les plans académiques de formation prévoiront également des actions de
formation pour cet enseignement d'histoire des arts. Des « ressources pour
faire la classe » seront mises à disposition des professeurs sur le site
Eduscol. Un nouveau portail interministériel de l'éducation artistique et
culturelle est en cours de réalisation sous la responsabilité des ministères
chargés de l'éducation et de la culture. Il fédérera, entre autres, les
ressources pédagogiques et culturelles utiles à la mise en oeuvre de cet
enseignement.
Donner une chance de réussite à tous les élèves
L'Éducation nationale exprimera avec la même force sa volonté de donner une
chance de réussite à tous les élèves, qu'ils soient socialement défavorisés, en
situation de handicap ou de maladie, gagnés par le découragement, absentéistes
ou décrocheurs. Pour y parvenir, l'implication des parents sera plus que jamais
nécessaire.
Améliorer la scolarisation des élèves handicapés
La scolarisation des élèves handicapés en milieu ordinaire demeure la
priorité. Dans cette perspective, il convient de renforcer l'appui et l'aide
pédagogiques aux enseignants non spécialisés qui accueillent dans leur classe
des élèves handicapés. Dans le second degré, les professeurs titulaires du
2CA-SH pourront exercer, sur la base du volontariat, la fonction de
professeur-ressource de l'établissement afin d'apporter à leurs collègues non
spécialisés l'aide et l'appui de proximité nécessaires. Par ailleurs, les
personnels sociaux et de santé apportent leur expertise spécifique, tant dans
l'évaluation des besoins et des modalités d'accueil des élèves handicapés que
dans le conseil aux enseignants et aux parents.
La plate-forme téléphonique « Aide Handicap École » (0810 55 55
00) permet de répondre aux questions posées par les parents d'élèves handicapés,
afin de les orienter dans leurs démarches ou de leur apporter une solution en
lien avec les services académiques.
2 000 unités pédagogiques d'intégration (U.P.I.) en
2010
Le plan d'ouverture de 200 U.P.I. par an se poursuit. L'effort portera en
priorité sur des ouvertures en lycées professionnels, dans le cadre d'une offre
de formation élaborée en cohérence avec la carte des formations professionnelles
et en lien avec les services de soin ou d'accompagnement.
La formation et la valorisation des auxiliaires de vie
scolaire
L'effort de formation des personnels assurant les fonctions d'auxiliaires
de vie scolaire, quel que soit leur statut, se poursuit. De plus, leur
expérience professionnelle sera attestée et valorisée, notamment par le recours
à la validation des acquis de l'expérience. Ils doivent pouvoir accéder à des
formations qualifiantes.
La langue des signes française
À la rentrée 2009, les programmes de langue des signes française entrent en
application au collège, dans les lycées d'enseignement général et technologique
et les lycées professionnels.
Cet enseignement s'adresse aux élèves sourds dont les parents ont fait le
choix d'un mode de communication bilingue. Un enseignement « grands
débutants » pourra par ailleurs être proposé aux élèves de lycée débutant
l'étude de la LSF.
Cet enseignement se déroule dans le cadre d'un horaire hebdomadaire maximum
de deux heures.
La transcription des programmes en braille
Les programmes du primaire ont été transcrits en braille et seront
disponibles dès la rentrée dans chaque département. Les protocoles des
évaluations nationales en CE1 et en CM2 sont adaptés pour être accessibles aux
élèves handicapés.
Poursuite des aménagements des épreuves d'examen
Les autorités chargées de l'organisation des examens continueront à faire
en sorte que les élèves handicapés puissent participer aux diverses épreuves
dans les meilleures conditions matérielles et morales. Vous saurez accorder
toute l'attention nécessaire aux situations particulières, sans jamais nuire à
l'équité et à l'égalité des chances entre les candidats pour l'obtention d'un
diplôme national.
Améliorer l'accès à une formation diplômante pour les élèves
en grande difficulté
Les enseignements adaptés du second degré continuent d'offrir aux élèves en
difficultés graves et durables d'apprentissage un moyen privilégié d'accéder à
des formations diplômantes de niveau V.
L'acquisition du socle commun
Les nouvelles orientations pédagogiques définies pour les SEGPA et les EREA
visent à permettre d'abord aux élèves d'acquérir les connaissances et
compétences du socle commun. Le parcours de découverte des métiers et des
formations doit également les aider à la construction d'un projet personnel
d'orientation dès le collège, qui devrait les conduire vers une poursuite
d'études de niveau V.
Vers une formation diplômante
Dès la classe de cinquième, les activités technologiques proposées aux
élèves leur permettent de se familiariser avec une démarche de projet technique
débouchant sur une réalisation en relation avec les domaines de la production de
biens ou de services. En classe de quatrième, la démarche de projet évolue, en
s'inscrivant dans le cadre de situations empruntées aux différents champs
professionnels. Pour aider les élèves à accéder à une formation diplômante
(objectif principal de la classe de troisième), ces champs ont été redéfinis,
afin de les faire correspondre plus étroitement à l'offre actuelle des métiers
et des formations. Chaque SEGPA devra adapter son projet en conséquence, en
tenant compte de l'environnement économique local, et des formations proposées
par les SEGPA, lycées et C.F.A. à proximité.
Assurer la réussite scolaire des élèves socialement
défavorisés
La carte scolaire dans le second degré
L'assouplissement de la carte scolaire participe d'une volonté de
renforcement de l'égalité des chances entre les élèves, mais aussi de la
diversité sociale au sein des établissements. Elle répond à une volonté de
transparence en matière d'affectation dérogatoire. À cet égard, l'intérêt
de cette mesure n'est effectif que si les familles les moins favorisées
s'approprient cette possibilité nouvelle. Les familles des élèves concernés par
les critères prioritaires sont informées des possibilités qui leur sont
offertes. Ces critères demeurent inchangés par rapport aux rentrées 2007 et
2008.
L'éducation prioritaire au service de l'égalité des
chances
L'objectif de réduire les écarts entre les résultats des élèves de
l'éducation prioritaire et ceux des autres écoles et établissements
scolaires ne peut résulter de la simple attribution de moyens supplémentaires.
C'est par le renouvellement des approches pédagogiques et l'accompagnement des
équipes pédagogiques que l'égalité des chances des élèves deviendra une
réalité.
Pour répondre à cette exigence, vous favoriserez l'expérimentation, et
mobiliserez les corps d'inspection, afin d'atteindre les objectifs fixés dans
les contrats d'établissements.
La dynamique « Espoir banlieues »
En visant la réussite des jeunes issus de quartiers « politique de la
ville » et des élèves relevant de l'éducation prioritaire, la dynamique
« Espoir banlieues » concourt à assurer la mixité sociale et à
promouvoir l'excellence.
L'Éducation nationale porte neuf des mesures spécifiques. Plusieurs
réalisations concrètes sont effectives depuis la rentrée scolaire 2008, qu'elles
relèvent de l'accompagnement éducatif, de la mixité scolaire choisie
(« busing »), des sites d'excellence ou du dispositif de réussite
scolaire au lycée, de la lutte contre le décrochage scolaire, des internats
d'excellence et de l'ouverture sociale des classes préparatoires aux grandes
écoles. Au cours de l'année scolaire 2009-2010, le repérage des collèges les
plus dégradés sera poursuivi afin d'examiner, avec les conseils généraux,
l'éventualité de leur fermeture, s'il s'avérait que leur situation n'était pas
réversible.
Prévenir l'absentéisme et le décrochage scolaire
Un suivi rigoureux des élèves absentéistes relève de la pleine
responsabilité de l'Éducation nationale.
L'absentéisme, quand il s'installe, peut conduire au décrochage scolaire et
au risque d'échec, voire de sortie du système éducatif. La lutte contre le
décrochage est une priorité absolue.
La lutte contre l'absentéisme
Les écoles et les établissements alertent sans délai les parents, dès la
première absence. Si la situation perdure, une action spécifique doit
rapidement être entreprise, si nécessaire avec les partenaires locaux
(assistante sociale, actions éducatives en milieu ouvert, aide éducative à
domicile, éventuellement associations mises en place par les collectivités
territoriales). Il s'agit alors de trouver des réponses adaptées qui peuvent
être d'ordre pédagogique, social, éducatif, et liées à l'orientation ou à la
santé.
Les nouveaux médiateurs de réussite scolaire
Cinq mille médiateurs de réussite scolaire sont recrutés par les
établissements sous statut de contrat aidé. Ils participeront activement à la
prévention de l'absentéisme, en particulier dans les établissements les plus
exposés à ce phénomène. Leur action s'exercera sous la supervision des
conseillers principaux d'éducation et en liaison étroite avec les assistants de
service social.
Des initiatives pour prévenir le décrochage scolaire
Tous les dispositifs disponibles seront mobilisés pour amener l'élève en
risque de décrochage à renouer avec les apprentissages, qu'il s'agisse des
programmes personnalisés de réussite éducative, de l'accompagnement éducatif ou
de la personnalisation des parcours par les dispositifs en alternance.
Aucun élève ne doit se trouver sans solution à l'issue des procédures
d'orientation et d'affectation. Pour les élèves de plus de seize ans, la
responsabilité de suivi incombe au chef d'établissement d'origine durant l'année
qui suit la sortie de l'établissement. La recherche de solutions implique une
coordination locale des actions mises en place, tant par la mission générale
d'insertion de l'Éducation nationale et que par tous les autres partenaires de
l'insertion. C'est par des regards croisés, des diagnostics et des suivis
coordonnés des élèves que la question du décrochage scolaire pourra être
traitée, au sein ou en dehors des établissements.
Associer les parents d'élèves à la réussite de leurs
enfants
L'ouverture, le dialogue avec les parents d'élève, la qualité des échanges,
dans le respect des responsabilités éducatives de chacun, sont des conditions
nécessaires de la réussite de la mission éducative confiée par la Nation
à son École.
En effet, l'implication des parents dans le suivi de la scolarité de leur
enfant est déterminante, en particulier quand il s'agit des élèves les plus
fragiles. Pour cela, il est indispensable de leur offrir une meilleure
information, un accueil personnalisé.
Une meilleure information et un accueil personnalisé
La mise à disposition des « Guides à l'usage des parents »
illustre les relations que, dès l'école maternelle, l'institution scolaire doit
entretenir avec les parents d'élèves.
Chaque école ou établissement veille ainsi à organiser l'accueil des
parents et à leur assurer l'effectivité de leurs droits d'information et
d'expression. Leur participation à l'élection de leurs représentants sera
encouragée, en particulier dans le second degré, où tout est mis en oeuvre
pour accroître la participation au vote.
L'implication des parents revêt un intérêt particulier quand se posent des
difficultés relatives aux apprentissages, à l'assiduité ou au comportement
des élèves. Le renforcement des liens entre l'école, le collège ou le lycée et
les parents constitue ainsi un élément indispensable de la lutte contre
l'absentéisme et le décrochage scolaire.
On tiendra compte, dans la mesure du possible, des observations faites par
les représentants des parents d'élèves, membres du conseil d'administration,
dans l'élaboration des listes de fournitures en s'appuyant sur la liste
nationale des fournitures essentielles dans le souci notamment de réduire les
dépenses des familles.
Des actions de soutien à la parentalité
Des actions de soutien à la parentalité sont organisées en lien avec les
fédérations de parents d'élèves, les associations et les réseaux d'écoute,
d'appui et d'accompagnement des parents (R.E.A.A.P.). L'opération expérimentale
« Ouvrir l'École aux parents pour réussir l'intégration » est conduite
en partenariat avec le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de
l'Identité nationale et du Développement solidaire dans douze départements
relevant de dix académies. Elle a pour but de favoriser l'acquisition de la
langue française et de familiariser les parents étrangers ou immigrés
volontaires au fonctionnement de l'institution scolaire.
Les objectifs et les priorités fixés par le ministre pour la prochaine
année scolaire illustrent clairement les attentes de la société vis-à-vis
de son École : au-delà de l'obligation de moyens qui a longtemps prévalu,
une obligation de résultats nous incombe. C'est d'ailleurs l'essence même
de la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école, qui a instauré
le socle commun de connaissances et de compétences et celle de la loi organique
relative aux lois de finances (LOLF). À cet égard, les choix que nous opérons
dans nos domaines respectifs, doivent être explicites et explicités, notamment
dans le cadre des contrats d'objectifs.
Les échanges entre les académies et l'administration contribuent à
identifier la manière dont les objectifs nationaux se traduisent dans
chacune des académies. Ces échanges doivent trouver une traduction à tous les
niveaux, département, circonscription du 1er degré, établissement scolaire,
école.
La diffusion de l'information relative aux objectifs poursuivis concourt à
la mobilisation des équipes éducatives, des chefs d'établissement, des
corps d'inspection et des partenaires de l'éducation nationale que sont les
collectivités locales, les autres départements ministériels intervenant dans le
champ éducatif et les associations.