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| Enseignements
élémentaire et secondaire
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| RENTRÉE SCOLAIRE Préparation de la
rentrée 2006 NOR : MENE0600903C RLR : 510-0
; 520-0 CIRCULAIRE N°2006-051 DU 27-3-2006
Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie
; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs
des services départementaux de l’éducation nationale
Promouvoir l’égalité des chances et améliorer les
conditions de la réussite scolaire pour une meilleure insertion sociale et
professionnelle des jeunes sont les deux priorités pour la rentrée 2006.
Elles se traduisent par un ensemble d’orientations conformes à la loi
d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école qui a commencé à
entrer en vigueur à la rentrée 2005 et s’appliquera pleinement à la
rentrée 2006. Il s’agit notamment de la maîtrise de la lecture à
l’école, des conséquences de la définition du socle commun de
connaissances et de compétences, de la rénovation de l’enseignement des
langues vivantes étrangères de l’école au lycée, de la relance de
l’éducation prioritaire dans les écoles et les collèges, du développement
de l’apprentissage comme voie de formation dans notre enseignement
professionnel, de la concrétisation du droit à la scolarisation pour les
élèves handicapés, de la continuité de l’enseignement grâce au nouveau
dispositif favorisant le remplacement de courte durée et de la
redéfinition du contenu de la formation initiale des enseignants. La
préparation de la rentrée 2006 s’opère dans le cadre nouveau de la LOLF et
notamment dans le cadre de quatre programmes scolaires : celui de
l’enseignement du premier degré public, celui de l’enseignement du second
degré public, celui de l’enseignement privé sous contrat et celui de la
vie de l’élève. Les établissements scolaires et les académies disposent
avec le projet annuel de performances, qui est propre à chacun des
programmes, d’objectifs et d’indicateurs qui éclairent désormais de
manière pluriannuelle les opérations de préparation de rentrée. Il
importe que les recteurs et les inspecteurs d’académie s’assurent que
cette nouvelle logique est partagée par l’ensemble des acteurs et des
responsables pédagogiques ou administratifs et fassent en sorte que
l’action de tous converge vers l’atteinte des objectifs visés. Le
pilotage de et par la performance, au cœur de la réforme introduite par la
LOLF, doit être perçu et utilisé comme un levier puissant au service de la
réussite des élèves. La mobilisation à cette fin des membres des corps
d’inspection mais aussi des chefs d’établissement et directeurs d’école
est essentielle. La présente circulaire porte plus particulièrement sur
les actions prioritaires et sur les mesures nouvelles.
I - À l’école primaire, apprendre à lire et maîtriser
les apprentissages fondamentaux
Dès le premier degré, l’école
doit permettre à chaque élève d’acquérir les connaissances et les
compétences du socle commun. Tous les maîtres et toutes les structures de
formation et d’encadrement doivent se mobiliser autour de cette obligation
fondamentale. À la rentrée scolaire 2006, un effort particulier sera
fait pour mieux coordonner les enseignements dispensés à l’école
maternelle avec ceux de l’école élémentaire. À l’école maternelle l’enfant
est conduit, dès son plus jeune âge, à observer et utiliser la langue de
manière de plus en plus consciente. Sur cette base, il construit
progressivement son apprentissage de la lecture et de l’écriture. On
veillera donc à fixer explicitement les objectifs et à rendre ainsi
perceptible la progression des acquisitions de chaque élève. Le document
d’accompagnement pour l’école maternelle “Le langage au cœur des
apprentissages” servira d’appui aux enseignants. La maîtrise de la lecture est déterminante pour la poursuite de la scolarité des
élèves comme elle l’est tout au long de la vie des citoyens. À cet égard,
le cours préparatoire est un moment décisif dans le parcours personnel
conduisant chaque élève à la maîtrise de la lecture. C’est pourquoi une
attention particulière sera portée à cette classe et aux méthodes
pédagogiques qui y sont pratiquées. Il convient également d’être attentif
aux activités de lecture proposées aux élèves dans les autres classes,
notamment au cycle des approfondissements, afin que chaque année scolaire
joue pleinement son rôle dans le cadre des programmes. L’élève abordera
les apprentissages propres au cours préparatoire en s’appuyant sur les
compétences acquises à l’école maternelle, principalement celles visant la
maîtrise de la langue. Les maîtres s’attacheront particulièrement, dès le
début de l’année, à un apprentissage systématique du décodage et de
l’identification des mots. Ils favoriseront l’accès à la compréhension de
textes et à la production d’écrits par les élèves. Les programmes
d’enseignement de l’école primaire ont été modifiés pour préciser ce point
; en outre, la circulaire “Apprendre à lire” du 3 janvier 2006 publiée au
B.O. n° 2 du 12 janvier 2006 précise les modalités de l’apprentissage de
la lecture. Le CE1, dernière année du cycle des apprentissages
fondamentaux, permet de parfaire ces compétences de sorte que chaque élève
puisse pleinement profiter des enseignements du cycle des
approfondissements. C’est dans cet esprit que l’évaluation de début de CE1
sera généralisée et obligatoire. Elle devra être organisée dès le mois
d’octobre, laissant ainsi le temps d’apporter les aides nécessaires aux
élèves qui rencontreraient de graves difficultés en lecture, écriture et
mathématiques. Les programmes personnalisés de réussite éducative
(PPRE) seront généralisés à la rentrée. Ils s’adresseront prioritairement
aux élèves qui dès le CE1 connaissent encore des difficultés dans les
apprentissages fondamentaux notamment en matière de lecture et d’écriture.
La mise en place des PPRE sera assurée par l’optimisation des moyens
actuellement consacrés à l’expérimentation des CP dédoublés et par la
mobilisation des enseignants spécialisés des réseaux d’aide existants,
ainsi que des maîtres surnuméraires dans les établissements de l’éducation
prioritaire. Les modalités de mise en œuvre des PPRE seront précisées dans
une circulaire spécifique élaborée au terme de l’expérimentation
2005-2006. Le cycle des approfondissements sera d’abord consacré à
consolider les compétences acquises permettant par là même l’accès à de
nouvelles connaissances. Là encore, la maîtrise de la langue et
l’acquisition de compétences en mathématiques sont prioritaires. Les
apprentissages linguistiques et culturels se construisent au travers de
l’ensemble des disciplines. Ils concourent ainsi à la maîtrise de la
langue et à l’amélioration de la compréhension de textes. Au cours de
ce cycle, un enseignement est dispensé afin que tous les élèves apprennent
une langue vivante étrangère. Il a pour objectif de faire acquérir le
niveau A1 du cadre européen de référence qui correspond à la première
découverte de langue. En 2006-2007, les classes du cycle des
approfondissements de l’école élémentaire devront en totalité bénéficier
d’un enseignement de langue. L’évaluation continue des élèves doit
aboutir à la constitution d’un livret scolaire retraçant la scolarité de
l’élève dans le premier degré et dressant le constat objectivé des
compétences qu’il y a acquises en vue de l’entrée au collège. C’est sur la
base de ce livret que seront organisés les échanges entre les maîtres du
premier et du second degré afin de garantir la continuité des
enseignements. Si la maîtrise de la langue reste la première priorité
de l’école primaire, un effort significatif doit également être accompli
ou poursuivi en matière d’acquisition des compétences en mathématiques, et
en sciences et technologie à l’école. La mise en œuvre des technologies
d’information et de communication dans la classe doit également faire
l’objet d’un soin particulier. Pour garantir tout au long de la
scolarité primaire l’acquisition par chaque élève des compétences du socle
commun, il est fondamental de veiller à repérer les difficultés
potentielles et à apporter aide et soutien aux élèves qui en ont besoin.
Dès l’école maternelle, avec l’aide des réseaux d’aides spécialisés aux
élèves en difficulté (RASED) et le recours à des outils d’évaluation
élaborés au niveau national
http://www.banqoutils.education.gouv.fr/, les équipes de
maîtres s’attacheront à mettre en œuvre les dispositifs d’aides
nécessaires. Au cours de l’année 2006-2007 les recteurs et les IA-DSDEN
veilleront à préparer les conditions de la généralisation du système
d’information du premier degré qui prendra effet à la rentrée
2007.
II - Au collège, maîtriser
les connaissances et les compétences du socle commun
Dans le prolongement de l’école
primaire, le collège doit conduire chaque élève à acquérir les
connaissances et compétences du socle commun et à préparer son
orientation. Pour ce faire, les équipes éducatives disposent de différents
dispositifs d’aménagement des parcours en fonction des besoins des
élèves. Les programmes personnalisés
de réussite éducative (PPRE) Mesure
essentielle de la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de
l’école, ils sont destinés aux élèves qui éprouvent des difficultés dans
l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences. Ils
peuvent intervenir à tout moment de la scolarité, pour une durée variable
et selon les besoins des élèves concernés. À cet égard, deux éléments
importants doivent plus que jamais être renforcés, afin d’entreprendre une
prise en charge des élèves qui en ont besoin le plus rapidement possible :
la liaison école-collège et l’exploitation des résultats aux évaluations
diagnostiques de sixième. Les PPRE s’adressent en priorité aux élèves
dont les évaluations diagnostiques en début de sixième révèlent des
retards significatifs dans les apprentissages fondamentaux. Les deux
heures non affectées par classe de sixième seront mobilisées pour
organiser les PPRE. Le programme personnalisé de réussite éducative
constitue tout autant une modalité de prévention de la grande difficulté
scolaire, visant à empêcher le redoublement, qu’un accompagnement de
celui-ci dès lors qu’il n’aura pu être évité. Au cycle central, dans le
cadre de la mise en œuvre du plan pour l’éducation prioritaire dans les
collèges “ambition réussite” une demi-heure est prélevée sur l’heure non
affectée de chaque division de cinquième et de quatrième. Chaque
demi-heure restante en cinquième et en quatrième peut être utilisée en
fonction des besoins de chaque collège, voire utilement globalisée dans le
cadre du cycle central notamment pour déployer les PPRE. Les dispositifs en alternance en
quatrième Ces dispositifs dérogatoires,
autorisés par l’article 5.2 du décret du 24 août 2005, peuvent être
proposés à un petit nombre d’élèves volontaires d’au moins 14 ans en voie
de décrochage, pour lesquels une re-motivation pour les enseignements de
collège est possible grâce à un contact ponctuel avec la formation
professionnelle et le monde de l’entreprise. Les élèves demeurent
scolarisés au collège. Il ne s’agit pas de situations permanentes mais de
dispositifs transitoires et souples. La mise en place de la nouvelle
classe de troisième, conformément à l’arrêté du 2 juillet 2004, s’effectue
durant l’année scolaire 2005-2006 de manière transitoire, en tenant compte
des particularités locales. Toutefois, à la rentrée 2006, il importe
que les collèges ayant conservé les anciennes structures appliquent les
nouveaux dispositifs. Ainsi, autour d’un tronc commun de disciplines
obligatoires, les deux formules de l’enseignement de découverte
professionnelle doivent trouver leur place, dans le respect de leurs
particularités respectives rappelées ici : L’option facultative de découverte professionnelle de
3 heures Elle vise à apporter aux élèves
une première connaissance du monde professionnel par une découverte des
métiers, du milieu professionnel et de l’environnement économique et
social. Elle ne doit pas être réservée à un public spécifique d’élève mais
doit être offerte à tout élève comme toutes les autres options
facultatives proposées en troisième (langue vivante 2, latin, grec). À la
rentrée 2006 tous les collèges devront proposer cette option. Son
évaluation en contrôle continu est prise en compte pour l’obtention du
diplôme national du brevet. L’option n’ouvre pas droit à la perception de
la taxe d’apprentissage. Le module de
découverte professionnelle de 6 heures Il
concerne plus particulièrement un public d’élèves volontaires, à la
scolarité fragile, prêts à se mobiliser autour d’un projet de poursuite de
formation à l’issue de la classe de troisième. Il se situe ainsi dans la
perspective d’une réduction des sorties sans qualification du système
éducatif. Il a vocation à remplacer la 3ème technologique, la 3ème à
option technologie ainsi que la 3ème préparatoire à la voie
professionnelle et ouvre droit à la perception de la taxe
d’apprentissage. La mise en place de ce module qui bénéficie d’une
souplesse permettant de respecter les particularités locales doit se faire
dans les conditions suivantes : - Dans le cas où la classe entière de
troisième découverte professionnelle 6 heures est implantée en lycée
professionnel, il convient de veiller à dispenser les enseignements
obligatoires de la classe de 3ème. - Dans le cas où seul le module de 6
heures est dispensé au lycée professionnel, les autres enseignements étant
assurés au collège, le lycée professionnel peut accueillir les élèves de
plusieurs collèges dans le cadre d’une convention. Conformément à
l’arrêté du 2 juillet 2004, ce module fera l’objet d’une évaluation
nationale à l’issue de la prochaine année scolaire. Les dispositifs dérogatoires en 3ème Si, dans les collèges, des élèves en trop grande
difficulté ne sont pas aptes à suivre l’enseignement de découverte
professionnelle 6 heures, il est possible de leur proposer un dispositif
de prise en charge spécifique et adapté, du type troisième d’insertion. Ce
dispositif dérogatoire, autorisé par l’article 5-2 du décret du 24 août
2005, a notamment pour objectif de permettre à l’élève de construire un
projet personnel et professionnel et de s’insérer, après le collège, dans
une formation qualifiante de niveau V, sous statut scolaire ou sous
contrat de travail. Les enseignements
adaptés Les enseignements adaptés
répondent aux besoins spécifiques des élèves qui connaissent des
difficultés scolaires graves et durables. Ils y sont désormais admis
sur décision de l’IA-DSDEN, après avis de la commission départementale
d’orientation vers les enseignements adaptés du second degré, comme
indiqué dans l’article 5.2 du décret du 24 août 2005. L’enseignement
dispensé doit permettre, en fin de troisième, la poursuite vers une
formation de niveau V, principalement en lycée professionnel ou en centre
de formation d’apprentis. Pour atteindre cet objectif, il convient
d’être particulièrement attentif à la coordination des actions
pédagogiques et éducatives. C’est pourquoi la définition d’objectifs
prioritaires partagés par l’ensemble de l’équipe éducative, leur mise en
œuvre et leur évaluation doivent constituer l’axe de travail prioritaire,
coordonné dans chaque division par l’enseignant référent et, au niveau de
la SEGPA, par le directeur adjoint.
De nouveaux contenus
pour les enseignements suivants entrent en vigueur à la prochaine
rentrée
- Les nouveaux programmes de
l’enseignement des mathématiques, des sciences de la vie et de la Terre,
de physique-chimie ainsi que les thèmes de convergence pour les
disciplines du collège en ce qui concerne le cycle central (classe de
cinquième ; arrêté du 25 juillet 2005, JO du 5 août 2005,
B.O. hors
série n° 5 du 25 août 2005 programmes des collèges volume 2). - Les
programmes de langues vivantes étrangères pour le palier 1 du collège en
ce qui concerne l’allemand, l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol,
l’hébreu, l’italien, le portugais et le russe (arrêté du 25 juillet 2005,
JO du 5 août 2005,
B.O.
hors-série n° 6 du 25 août 2005 programmes des collèges volumes 3.1 et
3.2). L’attention des établissements et des enseignants est attirée sur
le fait que ces nouveaux programmes s’appliquent à la rentrée 2006 non
seulement en classe de sixième pour la langue commencée à l’école, mais
aussi à la première année de toute langue commencée au
collège.
Une note de vie
scolaire sera instaurée à la rentrée 2006
Elle sera attribuée tous les
trimestres aux élèves, de la sixième à la troisième. À cet effet, des
textes réglementaires sont en préparation pour préciser ses éléments
constitutifs et ses modalités d’attribution. Cette note de vie scolaire,
calculée sur la base des notes trimestrielles obtenues en classe de
troisième, sera prise en compte dans l’obtention du diplôme national du
brevet dès la session 2007.
Le socle commun de
connaissances et de compétences
Conformément à l’article 9 de la
loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril
2005, le décret définissant le socle commun précisera, après avis du Haut
Conseil de l’éducation, les connaissances et les compétences à prendre en
compte dans chacun de ses cinq volets : - la maîtrise de la langue
française ; - la maîtrise des principaux éléments de mathématiques
; - une culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice
de la citoyenneté ; - la pratique d’au moins une langue étrangère
; - la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la
communication. Ce décret ne se substituera pas aux programmes de
l’école primaire et du collège. Il définira ce qu’aucun élève ne doit
ignorer à la fin de la scolarité obligatoire et qui est indispensable,
selon la loi, “pour accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa
formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa
vie en société”. Les éléments constitutifs du socle seront déclinés
pour chaque cycle et pour chaque année de la scolarité dans le cadre d’une
adaptation des programmes. À l’intérieur de chaque cycle, ceux-ci seront
complétés par des repères annuels afin que le conseil des maîtres et le
conseil de classe puissent évaluer dans quelle mesure l’élève maîtrise les
connaissances et compétences, et proposer une aide spécifique aux élèves
qui éprouvent des difficultés dans leur acquisition. Les objectifs du
socle commun de connaissances et de compétences seront aussi déclinés pour
la voie professionnelle, notamment pour les élèves encore soumis à la
scolarité obligatoire et inscrits en classes préparatoires au CAP ou au
BEP. Enfin, la maîtrise des connaissances et des compétences qui
constituent le socle commun figure parmi les éléments évalués en vue de
l’obtention du diplôme national du brevet. Par ailleurs, dans le cadre
du programme LOLF enseignement du second degré public, un indicateur doit
apprécier la proportion d’élèves qui maîtrisent en fin de collège les
compétences de base en français et en mathématiques en référence au socle
commun. À cet effet, des tests seront réalisés auprès d’un échantillon
d’élèves de 3ème à la fin du deuxième trimestre de l’année scolaire dès
2006-2007.
Maîtriser les
technologies de l’information et de la communication (TIC) et les mettre
au service de tous les enseignements.
La circulaire n° 2005-135 du 9
septembre 2005 (B.O. n° 34 du 22 septembre 2005) réaffirme l’importance de
la maîtrise des TIC conformément au cinquième volet du socle
commun. Afin d’atteindre cet objectif, les référentiels du brevet
informatique et internet (B2i) niveau école et niveau collège sont en
cours d’actualisation. Un référentiel pour le B2i niveau lycée est en
cours d’élaboration. Des textes réglementaires à paraître présenteront
prochainement les référentiels et préciseront leurs modalités de mise en
œuvre. Ils prendront effet dès la rentrée scolaire 2006. La généralisation
du B2i prépare sa prise en compte dans le cadre du
DNB.
III - Concevoir l’orientation
comme une partie intégrante de la démarche éducative
L’orientation a pour objet
l’accompagnement de chaque élève et de chaque étudiant dans la
construction d’un parcours de formation afin de lui assurer une insertion
professionnelle en veillant à contribuer à l’égalité des chances entre les
filles et les garçons. Elle doit permettre à l’élève d’identifier
clairement les différentes voies de formation qui s’offrent à lui et les
débouchés de ces formations. Dans chaque académie, le recteur est
invité à coordonner l’action des différents services de l’État et des
établissements publics qui ont compétence en matière d’orientation,
d’insertion et d’information sur les métiers. Des conventions conclues
entre l’État et les différents services compétents préciseront les
modalités de cette coordination. L’information sur les professions,
l’environnement économique et social, les modalités de formation et de
poursuite d’études doit faire l’objet d’un programme annuel ou pluriannuel
qui pourra être intégré au projet d’établissement et présenté devant le
conseil d’administration. En collège, ce programme s’appuie sur la mise en
place de l’enseignement de découverte professionnelle. Dans le cadre de
l’éducation à l’orientation, l’information sur l’apprentissage et sur les
métiers préparés dans le cadre de l’apprentissage sera renforcée. Les
documents destinés aux familles et aux élèves en matière d’information et
d’orientation prévoient explicitement le choix de l’apprentissage. Les
élèves qui souhaitent accéder à une formation par appren tissage
bénéficient d’un accompagnement spécifique assuré par le professeur
principal de l’établissement scolaire d’origine, en collaboration avec les
organisations professionnelles, les entreprises et les chambres
consulaires ayant passé un accord cadre ou une convention avec les
autorités académiques. Si à l’entrée en apprentissage, le jeune ne
maîtrise pas le socle commun de connaissances et compétences, la formation
dispensée dans le cadre de son contrat d’apprentissage doit lui permettre
de l’acquérir. Au lycée, à titre expérimental, il serait souhaitable de
consacrer 10 heures par an à l’information sur les métiers et
l’enseignement supérieur. L’admission dans une section de technicien
supérieur de l’enseignement public est de droit pour les élèves et les
apprentis qui obtiennent la même année une mention “bien” ou “très bien”
au baccalauréat professionnel dont le champ professionnel correspond à
celui de la section de technicien supérieur demandée. Elle fait l’objet
d’un traitement prioritaire pour les bacheliers
technologiques.
IV - Refonder
l’éducation prioritaire
La carte de l’éducation
prioritaire, réorganisée à partir de critères objectifs arrêtés au plan
national, conduit à un renforcement des moyens dans 249 réseaux de réussite. Une circulaire spécifique détaillera les mesures à mettre
en œuvre. La relance de l’éducation prioritaire concerne tous les
établissements scolaires qui en relèvent aujourd’hui. Un collège devient
l’unité de référence du réseau qu’il crée avec les écoles élémentaires et
maternelles d’où proviennent ses élèves. L’objectif à atteindre est que
tous les élèves qui relèvent de l’éducation prioritaire sachent lire et
écrire en fin de CP, au plus tard en CE1, et maîtrisent le socle commun de
connaissances et de compétences à la fin du collège. Au-delà, il convient,
dans une logique de parcours de formation de l’élève, de lui donner les
moyens d’élargir ses choix et de permettre une orientation positive et
ambitieuse après le collège, en renforçant le maillage avec les lycées,
ainsi qu’avec l’enseignement supérieur. Afin d’accompagner la
réalisation du projet scolaire et professionnel, il convient de multiplier
les possibilités de découverte des filières de formation et du monde
professionnel et de sensibiliser les jeunes aux perspectives offertes par
l’enseignement supérieur. À cette fin, les élèves de quatrième et de
troisième se verront proposer chaque année un entretien individuel
d’orientation, conduit par des personnels d’orientation ou d’enseignement.
Cette opération devra rapidement être étendue aux élèves de seconde et
terminale. Le nombre des bourses au mérite sera augmenté. 100 000
étudiants des grandes écoles et universités vont pouvoir s’engager dans
l’accompagnement de 100 000 élèves de collège et de lycée. Le
développement de sections européennes et d’options attractives sera
encouragé. Enfin, l’opération “objectif stage”, lancée avec le ministère
délégué à la promotion de l’égalité des chances, facilitera l’accès aux
stages ou périodes de formation obligatoires en milieu professionnel et
des modules de préparations aux concours administratifs seront
ouverts. Par ailleurs, l’opération École ouverte sera développée en
priorité dans les collèges “ambition réussite”. Le groupement d’intérêt
éducatif “le site.tv”, premier service de vidéos éducatives sur internet,
étudie actuellement les conditions d’un accès libre à son service pour les
établissements relevant du dispositif École ouverte. Les 200 nouveaux
dispositifs relais devront être mis de manière privilégiée au service des
élèves de ces collèges sans qu’il soit nécessaire de les implanter
systématiquement dans le collège ou le quartier. Une des conditions de
la réussite des élèves est une association renforcée des parents à
l’action de l’école. À cette fin, l’institution scolaire doit jouer
pleinement son rôle éducatif, en développant et en diversifiant les
modalités d’information et de participation des familles. Des rencontres
régulières avec elles permettront de souligner l’importance de l’assiduité
scolaire, de faire le point sur la situation de leur enfant et de les
informer des actions de soutien personnalisé qui peuvent être mises en
œuvre. En outre, la mise à disposition d’une salle dans l’établissement
scolaire permettra d’accueillir les parents, d’organiser des cours
d’alphabétisation, des rencontres, des activités associatives ou les
permanences des associations de parents. Pour assurer la mise en œuvre
progressive de ces mesures, les équipes des établissements en éducation
prioritaire bénéficieront d’un accompagnement renforcé, notamment par les
corps d’inspection et les dispositifs académiques de formation et
d’innovation. Dans les dix académies qui regroupent le plus grand nombre
d’établissements prioritaires, une mission est confiée à un IA-IPR pour
animer localement cette politique d’appui. Les demandes de formation
continue présentées par les équipes pédagogiques des établissements
scolaires de l’éducation prioritaire seront inscrites en priorité dans les
plans académiques et départementaux de formation. Enfin, un délégué
national assure auprès du directeur de l’enseignement scolaire le pilotage
et l’animation de la politique de l’éducation prioritaire ainsi que les
nécessaires concertations avec les autres départements ministériels et les
acteurs locaux.
V - Réussir la
scolarisation des élèves présentant un handicap
En vue de prolonger et
d’amplifier les efforts entrepris ces dernières années, il convient
d’accroître les capacités de l’école à scolariser ces élèves en conférant
à leur parcours scolaire cohérence et continuité, particulièrement dans le
second degré. Il s’agit en effet aussi bien d’augmenter le nombre d’entre
eux accédant à l’enseignement supérieur que de développer des modes
d’accès adaptés à des formations professionnelles. À cet effet, 200
unités pédagogiques d’intégration nouvelles sont créées dès la rentrée. En
outre, on veillera tout particulièrement à faire en sorte que la totalité
des 800 emplois nouveaux d’AVS créés à la rentrée 2005 soient
effectivement affectés à des missions d’accompagnement individuel de
scolarité des élèves handicapés (AVS-i). En complément, des personnels
recrutés sur des emplois vie scolaire pour assurer les fonctions d’aide à
l’accueil et à la scolarisation des élèves handicapés (ASEH) continueront
d’être mobilisés préférentiellement en école maternelle pour faciliter la
tâche des équipes pédagogiques accueillant de jeunes enfants
handicapés. Sauf exception, si ses besoins le nécessitent, la scolarité
d’un élève handicapé se déroule dans l’école ou l’établissement scolaire
le plus proche de son domicile, appelé son “établissement scolaire de
référence”. Quelle que soit la modalité retenue, le projet personnalisé de scolarisation planifie les objectifs d’apprentissage de l’élève
handicapé et assure la cohérence et la qualité des accompagnements et des
aides nécessaires à partir d’une évaluation globale de la situation et des
besoins de l’élève (accompagnement thérapeutique ou rééducatif,
attribution d’un auxiliaire de vie scolaire ou de matériels pédagogiques
adaptés, accompagnement individuel par un emploi vie scolaire). Les
enseignants “référents”, outre leur mission d’animation des équipes de
suivi de la scolarisation et de suivi des dossiers des élèves handicapés,
veillent à favoriser les coopérations entre écoles, établissements publics
locaux d’enseignement (EPLE) et établissements sanitaires ou
médico-éducatifs. L’objectif est d’assurer un meilleur accompagnement des
élèves scolarisés en milieu ordinaire et une plus grande fluidité des
parcours d’élèves dont la situation personnelle a pu nécessiter, pour une
durée déterminée, une prise en charge globale dans un établissement
sanitaire ou spécialisé. Les modalités d’aménagement des examens et
concours pour les élèves handicapés ont été modifiées (décret n° 2005-1617
du 21 décembre 2005). Ces aménagements renforcés seront pris en compte à
compter de la session 2007. L’effort entrepris en faveur des élèves
présentant des troubles spécifiques du langage se poursuit en donnant la
priorité aux actions conçues et menées au sein de la classe dans le cadre
du projet d’école ou d’établissement. Un dispositif expérimental sera
conduit dans quelques lycées généraux et technologiques en faveur des
élèves sourds ou malentendants afin de leur permettre de recevoir un
enseignement optionnel et facultatif de la langue des signes française
(LSF) dès la seconde. Cette expérimentation, pilotée directement par la
DESCO, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre progressive du droit à
la communication bilingue prescrit par l’article L. 112-2-2 du code de
l’éducation. Réussir la mise en œuvre
des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), en
application de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 Certains personnels de l’éducation nationale appartenant
à un corps enseignant passeront sous l’autorité fonctionnelle des
directeurs des MDPH dès lors que leur mise à disposition sera prononcée.
Dans ce cadre, il appartiendra à ces directeurs de fixer les obligations
réglementaires de service (ORS) de ces personnels, dans le respect de leur
statut et sur la base des fiches de postes réalisées par les inspecteurs
d’académie, directeurs des services départementaux de l’éducation
nationale. Il convient d’accorder la plus grande attention à ce point afin
de parvenir avec les partenaires du groupement d’intérêt public (GIP),
forme juridique portant la MDPH, à un consensus qui soit de nature à
assurer la continuité du service public tout en préservant le caractère
attractif des nouvelles fonctions dévolues aux personnels enseignants
spécialisés mis à disposition. Dans la rédaction des fiches de postes,
il importe de prendre en compte la nécessité d’éviter toute interruption
dans le service ouvert aux usagers de la MDPH, mais aussi de valoriser
l’importance et l’intérêt des tâches nouvelles qui seront confiées à ces
agents. Les déménagements des Commissions départementales de
l’éducation spéciale, en pleine phase de développement de l’application
OPALES, devront faire l’objet d’une attention particulière. Il est
indispensable d’assurer une remise en service efficace de l’application
dans les meilleurs délais. Enfin, la rentrée 2006 devra bénéficier de
la même attention dans le domaine de l’information et de la communication
aux usagers et aux professionnels que la rentrée 2005. On se reportera
utilement sur ce sujet à la note aux IA-DSDEN du 21 juillet 2005 reprise
dans la circulaire du 19 août 2005. Il convient notamment de reconduire la
mise en place d’une cellule d’accueil départementale, et à tout le moins
la mise en place d’un accueil téléphonique sous la forme d’un numéro
unique connu de tous et donnant accès à une personne capable d’apporter
une réponse claire ou d’orienter l’usager avec précision. Pour toutes
les situations qui ne relèvent pas des nouvelles procédures issues de la
loi du 11 février 2005 et qui étaient instruites par les commissions de
circonscriptions préélémentaires et élémentaires (CCPE), la disparition de
ces dernières a pour conséquence un retour au droit
commun.
VI - Mieux s’insérer grâce
à la voie professionnelle
L’accent sera mis sur la
diversification des modes de préparation à la qualification afin de mieux
répondre aux besoins exprimés par les jeunes, les familles et les secteurs
professionnels et de favoriser le développement de la voie
professionnelle. Dans ce cadre, l’organisation de partenariats avec des
branches professionnelles, des entreprises de dimension nationale et des
organisations ou associations d’entreprises doit faire l’objet d’une
attention particulière. Il apparaît opportun de décliner, au niveau
académique, les conventions-cadres de coopération et les accords
nationaux, et lorsqu’elle n’existe pas, de développer une cellule
académique de partenariat afin d’impulser, piloter, animer et évaluer la
mise en œuvre de ces accords et partenariats. Les axes de développement
à privilégier sont les suivants : L’aide aux élèves pour l’accès aux
stages Deux opérations spécifiques et
complémentaires ont été initiées pour réduire les discriminations lors de
la recherche de stages : l’opération “objectif stage” et l’opération
“parrainage”. L’opération “Objectif stage”, impulsée dans le cadre d’un
programme interministériel associant le ministère de l’éducation nationale
et le ministère délégué à la promotion de l’égalité des chances, vise à
garantir l’accès des élèves aux stages obligatoires quels que soient leur
origine, leur adresse, leur milieu social ou leur réseau de relations avec
le monde de l’entreprise. Il s’agit d’éviter les discriminations qui
peuvent intervenir lors de la recherche d’un stage. Cette opération,
lancée en décembre 2005 puis étendue à des quartiers prioritaires dès
janvier 2006, sera développée sur d’autres sites au cours de l’année
scolaire 2006-2007, conformément à la note du 20 janvier
2006. L’opération “parrainage” a été lancée par la direction de la
population et des migrations du ministère de l’emploi en lien avec le
ministère de l’éducation nationale. Elle consiste à faire appel à des
partenaires venus du milieu économique pour accompagner les jeunes en
difficulté d’insertion professionnelle et sociale, notamment lors de leurs
recherches de stage ou de premier emploi. Les parrains (bénévoles, actifs
ou retraités) mettent à la disposition de leurs filleuls leur réseau
relationnel d’entreprises et leur expérience. Il convient de s’inscrire
dans cette démarche, qui peut bénéficier d’un financement dans le cadre
d’un comité de pilotage régional présidé par le directeur régional du
travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (cf. textes de
référence répertoriés dans la note du 20 janvier 2006). La délivrance du label “lycée des
métiers” Le décret et la circulaire
d’application de l’article L. 335-1 du code de l’éducation, modifié par la
loi d’orientation du 23 avril 2005 qui y a introduit le label “lycée des
métiers” ont été publiés au B.O. n° 45 du 8 décembre 2005. Les recteurs
sont invités à engager résolument les établissements n’ayant pas encore
sollicité leur labellisation à s’inscrire dans la démarche qualité
permettant d’accéder à ce label. Lors de l’examen des demandes de
renouvellement du label déposées par les établissements labellisés au
titre des années précédentes, le recteur veillera au respect des critères
du cahier des charges national tels qu’ils figurent désormais dans la loi
et le décret. Il est à rappeler que le respect de ces critères peut
s’effectuer dans le cadre de partenariats avec différents types
d’établissement, notamment des centres de formation d’apprentis. En vue
de leur publication au B.O., le recteur communiquera au directeur de
l’enseignement scolaire pour le 20 septembre 2006 la liste des
établissements labellisés dans l’académie entre le 1er septembre 2005 et
le 1er septembre 2006. Le
développement de l’apprentissage en EPLE Afin de faciliter la mise en place d’unités de formation
par apprentissage (UFA) dans les EPLE, une circulaire spécifique à ce type
de structure a été élaborée. Elle sera complétée par un document
présentant les différentes formes d’implantation de formations par
apprentissage dans les EPLE. En fonction du contexte académique et local,
le recteur choisira parmi ces différentes possibilités juridiques celles
qui conviennent le mieux à l’élargissement de l’offre de formation dans
les EPLE. Pour les élèves âgés d’au moins 14 ans qui en feront la
demande, des parcours d’initiation aux métiers pourront être proposés dans
les lycées professionnels et dans les centres de formation d’apprentis
gérés par les EPLE. Ils permettront à ces élèves de poursuivre
l’acquisition du socle commun de connaissances et compétences tout en
découvrant dans l’établissement de formation et en entreprise l’exercice
de différents métiers. Des textes juridiques et des documents pédagogiques
à paraître prochainement encadreront la mise en œuvre de ces
parcours. La prévention des sorties
sans qualification Trop de jeunes
continuent de quitter le système éducatif sans diplôme et sans qu’il leur
soit proposé d’insertion professionnelle. Pour développer la prévention
des sorties prématurées et pour favoriser l’accès à la qualification, il
convient de systématiser et renforcer dans chaque établissement les
mesures prises au titre de la mission générale d’insertion (MGI), en
veillant particulièrement à la définition et à l’évaluation précises de
leurs objectifs. Pour éviter les abandons prématurés, des mesures
éducatives d’intégration et d’accompagnement individualisé (période
d’accueil et d’adaptation, responsabilisation des élèves, tutorat, suivi
hebdomadaire, etc.), doivent être initiées dès le début de l’année
scolaire par les équipes éducatives dans chaque lycée professionnel afin
de faciliter l’intégration immédiate des élèves dans leur parcours de
formation. Concernant l’entretien de situation nécessaire pour faire le
point sur la situation du jeune directement exposé au risque de sortie
prématurée ou sorti depuis moins d’un an, il est rappelé qu’il s’agit
d’une rencontre individualisée entre un responsable de l’établissement et
l’élève. Les réunions d’information sur les modalités d’insertion ne
sauraient remplacer cet entretien. Les dispositifs spécifiques relevant
de l’action intitulée “aide à l’insertion”, visent à diversifier les
modalités de formation professionnelle. Les indicateurs LOLF permettant de
mesurer la réalisation des objectifs de performance des actions engagées
(poursuite d’études à l’issue de ces formations et accès à l’emploi à
l’issue des actions d’accompagnement vers l’emploi) serviront de référence
pour ajuster, en cas de besoin, les modalités de l’action. Par
ailleurs, l’objectif de développer l’accès d’un plus grand nombre d’élèves
et d’apprentis au niveau IV est réaffirmé. Les travaux récents de la
direction de l’évaluation et de la prospective avec le concours du bureau
d’informations et de prévisions économiques mettent en évidence le rôle
déterminant du niveau IV de formation dans les prochaines années et dans
les différents secteurs d’activité notamment l’industrie, le tertiaire et
la construction. C’est pourquoi, la rénovation des BEP engagée avec les
commissions professionnelles consultatives se poursuit selon les objectifs
présentés dans la circulaire de rentrée 2005 et un important mouvement de
création et de rénovation de baccalauréats professionnels est en cours.
Quatre baccalauréats professionnels sont créés : “environnement
nucléaire”, “technicien du froid et du conditionnement de l’air”,
“technicien aérostructure” et “industries des pâtes, papiers et cartons”.
Une mention complémentaire de niveau IV “technicien ascensoriste” vient
également d’être élaborée. Plusieurs baccalauréats professionnels sont
rénovés : “productique bois”, “construction métallique du bâtiment”,
“finition”, “métal alu verre et matériaux de synthèse” et “métiers de la
sécurité”, option police nationale. Les baccalauréats professionnels
“environnement nucléaire”, “technicien du froid et du conditionnement
d’air” et “métiers de la sécurité, option police nationale “ font l’objet
de notes aux recteurs concernant leurs conditions de mise en
œuvre. La formation continue des
adultes Face au double enjeu du
développement de l’emploi et de l’élévation du niveau de qualification de
la population active, les GRETA devront inscrire leur action dans le cadre
des mesures issues directement du plan de cohésion sociale et contribuer
ainsi à l’insertion économique des demandeurs d’emploi. Au plan régional,
ils participeront pleinement, conformément à leur mission de service
public, à la déclinaison du plan régional de développement des formations
pour les publics adultes. Par ailleurs et de façon complémentaire, les
GRETA s’attacheront à répondre avec pertinence aux besoins de formation
continue exprimés par les entreprises et leurs salariés. Les outils conçus
par les partenaires sociaux, dans le cadre de l’Accord national
interprofessionnel du 20 septembre 2003 (le droit individuel à la
formation, le contrat et la période de professionnalisation), et repris
dans le cadre de la loi n° 2004-391 du 4 mai 2004 sur la formation
professionnelle tout au long de la vie et le dialogue social commencent à
produire pleinement leurs effets. Les GRETA veilleront donc, avec
l’appui de la délégation académique à la formation continue, à mutualiser
leurs efforts, leurs ressources, leurs prestations et la
professionnalisation de leurs acteurs afin d’offrir aux prescripteurs de
formation (entreprises, organismes paritaires collecteurs agréés, conseils
régionaux, ASSEDIC, DRTEFP, ANPE...) et aux publics concernés des parcours
modularisés, puisant dans les potentialités des TICE et incluant, chaque
fois que nécessaire, la validation des acquis de l’expérience. Enfin,
pour confirmer la vocation de l’éducation nationale à intervenir sur le
marché concurrentiel de la formation professionnelle continue, une
attention particulière sera portée, au sein des GRETA, à l’amélioration
: - de la qualité, notamment au moyen du label GRETA Plus ; - de la
santé financière des structures, grâce notamment à l’utilisation du
progiciel PROGRE. Ainsi les capacités d’intervention pour l’éducation
et la formation tout au long de la vie pourront être
consolidées. La validation des acquis
de l’expérience L’objectif est de tripler
le nombre des dossiers examinés dans l’année. Pour ce faire, les
dispositifs académiques doivent être optimisés et rationalisés. L’accès
aux diplômes par la VAE fait partie des missions de service public
remplies par l’éducation nationale. Ce qui implique la gratuité pour les
demandeurs des opérations réalisées à chaque étape du processus. Seule la
phase accompagnement, située entre la déclaration de recevabilité et le
passage devant un jury, fait l’objet d’une facturation des services
réalisés. L’accroissement du nombre de dossiers implique le
développement de partenariats avec les organisations du travail
(entreprises, associations, financeurs...) et d’autres services
déconcentrés de l’État afin d’organiser le traitement des demandes en
amont du processus. Une démarche volontariste et structurée permet
d’anticiper, de planifier les différentes étapes et de raccourcir les
délais de traitement. La coopération pleine et entière des différents
services académiques, ainsi que celle des corps d’inspection, est un
facteur essentiel de réussite. La coordination des services académiques
concernés par le processus de VAE est à renforcer et des objectifs clairs
doivent être assignés à ces services. Il importe également d’impliquer
le réseau des GRETA, sous la responsabilité des dispositifs académiques de
validation des acquis, en intégrant la VAE à leur offre de
services.
VII - Rénover
l’enseignement des langues vivantes étrangères
Le plan de rénovation de
l’enseignement des langues vivantes étrangères mis en place
progressivement depuis la rentrée 2005 fait l’objet du décret n° 2005-1011
du 22 août 2005 pris en application de la loi d’orientation et de
programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005. L’objectif
essentiel de ce plan est de favoriser la maîtrise d’au moins deux langues
par les élèves à l’issue de leur scolarité. Il s’agit de mieux les
préparer à la mobilité européenne et à l’intensification des échanges
internationaux. Il convient dans cette perspective d’améliorer les
performances des élèves en langue et de privilégier l’apprentissage de
l’oral. Une circulaire sur l’enseignement des langues vivantes
précisera le détail de l’ensemble des mesures qui fondent la cohérence de
ce plan. L’adoption du cadre européen commun de référence pour les
langues (CECRL) prévue par le décret précité implique le développement de
nouveaux modes d’apprentissage des langues vivantes qui dépassent le
schéma traditionnel d’organisation des groupes de langues par niveau de
classe. La circulaire de rentrée 2005 préconisait l’implantation des
groupes de compétence dans au moins un collège et un lycée par bassin de
formation. Il convient désormais de les installer dans un nombre plus
important d’établissements. Ces dispositifs, mis en place par quelques
établissements dans chaque académie depuis quelques années, consistent à
regrouper les élèves non plus en fonction du moment du début
d’apprentissage de la langue, mais par groupes constitués en fonction des
besoins des élèves dans les différentes activités langagières
(compréhension et expression orales, compréhension et expression écrites).
Il convient de faire connaître et de développer de manière significative
ces modes d’organisation pédagogique en y associant étroitement les corps
d’inspection territoriaux. Par ailleurs, les recteurs veilleront à
mettre en œuvre les moyens permettant d’atteindre dans les prochaines
années les deux objectifs suivants : - une augmentation de 20 % des
sections européennes en collèges et en lycées et une augmentation de 20 %
de la part des élèves apprenant l’allemand. D’autre part, chaque
académie doit être dotée d’au moins deux groupements d’établissements
(école-collège-lycée) comportant au minimum deux sections internationales
de langues différentes. De plus, un effort devra être réalisé pour
implanter l’enseignement de chinois notamment dans les établissements de
l’éducation prioritaire. L’ensemble de ces mesures doit être soumis
pour avis au conseil académique des langues vivantes créé par la loi
d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école. Pour la rentrée
2006, quelques mesures spécifiques sont à noter : - La mise en place de nouveaux programmes de langues
étrangères au collège conçus selon le cadre
européen commun de référence pour les langues. Ces programmes s’appliquent
en classe de sixième pour la langue commencée à l’école, mais aussi à la
première année de toute langue commencée au collège. La conception de ces
nouveaux programmes consacre la prépondérance accordée à l’apprentissage
de l’oral dans la continuité des programmes du cycle 3 de l’école
élémentaire. - La poursuite de
l’allègement des effectifs en langue vivante au lycée L’allègement des effectifs des classes de langue revêt
une importance fondamentale en ce qu’il favorise le développement des
compétences de communication orale des élèves en augmentant notamment leur
temps de parole et, par là même, leur temps d’exposition à la langue.
Cette pratique plus intensive de la langue est susceptible d’entraîner à
son tour des effets bénéfiques sur l’expression écrite. Depuis la
rentrée 2005, l’enseignement de la première langue vivante étrangère en
classes terminales des séries générales est organisé en groupes allégés
pour l’ensemble de l’horaire dû aux élèves. Il convient de veiller tout
particulièrement à l’application effective de cette disposition qui sera
étendue à la rentrée 2006, dans les mêmes conditions, aux classes
terminales des séries technologiques et des séries
professionnelles. - L’évaluation des
compétences orales des élèves au baccalauréat “Sciences et technologies de
la gestion (STG)” : à compter de la session
2007 de ce nouveau baccalauréat, les épreuves obligatoires de langue
vivante 1 et de langue vivante 2 comporteront une évaluation de la
compréhension de l’oral et une évaluation de l’expression orale. Une note
de service en précisera les modalités. - La simplification des modalités de correction des
épreuves spécifiques conduisant à la double délivrance du baccalauréat
français et de l’Abitur allemand dans
les sections AbiBac : cette mesure, prise en accord avec les partenaires
allemands, est destinée à permettre l’extension du dispositif AbiBac dans
toutes les académies à partir de la rentrée 2007.
VIII - Au lycée général et technologique, accompagner
la rénovation des enseignements
Enseignements scientifiques :
une meilleure orientation vers les études scientifiques de l’enseignement
supérieur et un rééquilibrage filles-garçons Une attention toute particulière doit être portée,
notamment dans le projet d’établissement, aux actions permettant
l’accroissement de la proportion d’élèves en filières scientifiques et
techniques et l’accroissement de la part des filles dans ces filières. Cet
objectif que fixe la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de
l’école fait l’objet de deux indicateurs LOLF que chaque lycée doit
adapter à son contexte. Rénovation de
la série “Sciences et technologie de la gestion (STG)” La mise en place de la nouvelle série “sciences et
technologies de la gestion - STG” se poursuit en classe terminale à la
rentrée 2006, conformément à l’arrêté du 14 janvier 2004 (B.O. n° 7 du 12
février 2004) modifié par l’arrêté du 14 décembre 2004 (B.O. n° 2 du 13
janvier 2005). Les contenus de cette série, rénovés par rapport à ceux
de l’ancienne série STT, visent à mieux préparer les élèves à la poursuite
d’études supérieures notamment vers les formations technologiques. La
1ère session du baccalauréat “STG “ dont les épreuves ont été fixées par
l’arrêté du 29 juillet 2005 (B.O. n° 31 du 1er septembre 2005) se
déroulera en 2007. Les modalités d’organisation et d’évaluation des
épreuves du nouveau baccalauréat STG sont définies par les notes de
service parues au B.O. n° 10 du 9 mars 2006. La partie pratique de
l’épreuve de spécialité de ce baccalauréat comporte une étude dont le
sujet est défini par le candidat à partir de thèmes nationaux. Ces
derniers, pour l’année 2006-2007, seront prochainement publiés au
B.O. La rénovation de la voie technologique se poursuit avec la
rénovation de la série SMS pour laquelle les nouveaux programmes seront
prochainement mis en consultation avec une application à compter de la
rentrée 2007 pour la classe de première. Travaux personnels encadrés Le nouveau positionnement des travaux personnels encadrés
dans le cycle terminal de la voie générale est entré en vigueur à la
rentrée 2005 : les TPE sont obligatoires en classe de première générale et
sont pris en compte au baccalauréat au titre d’une épreuve anticipée
obligatoire affectée d’un coefficient 2 portant sur les points supérieurs
à la moyenne. Les modalités pédagogiques de cette activité et les
modalités de son évaluation au baccalauréat sont définies respectivement
dans les notes de service n° 2005-166 du 20 octobre 2005 (B.O. n° 39 du 27
octobre 2005) et n° 2005-174 du 2 novembre 2005 (B.O. n° 41 du 10 novembre
2005). Les thèmes de TPE pour l’année scolaire 2006-2007 seront
prochainement publiés au B.O.
De nouveaux contenus pour
les enseignements suivants :
- Le nouveau programme de
l’enseignement de spécialité de mathématiques en classe terminale de la
série littéraire (arrêté du 25 juillet 2005, JO du 5 août 2005, B.O.
hors-série n° 7 du 1er septembre 2005, programmes des lycées, volume
17). - Le nouveau programme de l’enseignement de philosophie en classes
terminales des séries technologiques : sciences et technologies de la
gestion, sciences et technologies industrielles, sciences et technologies
de laboratoire, sciences médico-sociales, hôtellerie (arrêté du 26 juillet
2005, JO du 25 août, B.O. hors-série n° 7 du 1er septembre 2005,
programmes des lycées, volume 17). - Le nouveau programme de
l’enseignement de l’histoire-géographie dans la classe de première de la
série sciences et technologies de la gestion (arrêté du 26 juillet 2005,
JO du 10 août, B.O. hors-série n° 7 du 1er septembre 2005, programmes des
lycées, volume 17). - Le nouveau programme de l’enseignement
obligatoire de mathématiques en classe terminale de la série sciences et
technologies de la gestion (arrêté du 25 juillet 2005, JO du 5 août 2005,
B.O. hors-série n° 7 du 1er septembre 2005, programmes des lycées, volume
17). - Les nouveaux programmes des enseignements d’économie-droit, de
management des organisations, de communication et gestion, de comptabilité
et finance d’entreprise, de gestion des systèmes d’information, de
mercatique en classe terminale de la série sciences et technologies de la
gestion (arrêtés des 14 et 16 décembre 2004, JO des 24, 26 et 29 décembre
2004, B.O. hors-série n° 2, programmes des lycées, volume 16 du 24 février
2005).
IX - Conforter le pilotage
pédagogique de l’EPLE : installer le conseil pédagogique, élaborer le
projet d’établissement, expérimenter et contractualiser
Au sein de l’établissement public
local d’enseignement (EPLE), aux cotés des équipes pédagogiques, les
personnels administratifs, les personnels de santé et sociaux, les
personnels de laboratoire, les personnels ouvriers et de service
concourent à la réussite de tous les élèves. L’autonomie pédagogique
des établissements publics locaux d’enseignement est reconnue depuis déjà
longtemps par les textes législatifs et réglementaires. Toutefois, toutes
les potentialités qu’elle ouvre n’ont pas été jusqu’à maintenant
effectivement utilisées par une majorité d’établissements. La loi n°
2005-380 du 23 avril 2005 d’orientation et de programme pour l’avenir de
l’école contient des dispositions permettant d’améliorer le pilotage
pédagogique de l’EPLE. a) Le conseil
pédagogique L’article L.421-5 du code de
l’éducation (issu de l’article 38 de la loi du 23 avril 2005 précitée)
institue un conseil pédagogique dans chaque EPLE. Le texte législatif
laisse une marge d’appréciation en ce qui concerne la composition, le
fonctionnement et les attributions de ce conseil. Composition du conseil pédagogique L’article L. 421-5 du code de l’éducation dispose que “le
conseil pédagogique réunit au moins un professeur principal de chaque
niveau d’enseignement, au moins un professeur par champ disciplinaire, un
conseiller principal d’éducation et, le cas échéant, le chef de travaux.
Le conseil pédagogique est présidé par le chef d’établissement”. Il
appartient à chaque établissement de déterminer sur cette base la
composition précise du conseil pédagogique et les conditions de
désignation de ses membres. Il convient de veiller cependant à ce que les
choix qui seront opérés en la matière fassent l’objet du plus large
consensus possible de la part des équipes pédagogiques. Attributions du conseil pédagogique Conformément à la loi, le conseil pédagogique a pour
mission de favoriser la concertation entre les professeurs, notamment pour
coordonner les enseignements, la notation et l’évaluation des activités
scolaires. Il prépare la partie pédagogique du projet
d’établissement. Dans ce cadre, le choix des sujets traités et du
fonctionnement interne est laissé à l’appréciation du conseil pédagogique,
dans le respect de la liberté pédagogique des enseignants et du champ de
compétence des personnels de direction. Pour la préparation du volet
pédagogique du projet d’établissement, le conseil pédagogique est amené à
travailler en étroite collaboration avec les équipes pédagogiques. Pour
chacun des domaines abordés, le conseil pédagogique pourra mener une
réflexion, établir un diagnostic de l’établissement, évaluer les actions
mises en place et formuler des propositions. b) Projet d’établissement Une attention particulière doit être portée à
l’élaboration du projet d’établissement dont l’objet a été redéfini et
élargi par la loi du 23 avril 2005 précitée : Le projet d’établissement
doit explicitement déterminer des objectifs pédagogiques identifiés,
cohérents avec les objectifs nationaux et académiques, notamment en
matière de maîtrise des apprentissages fondamentaux, de conduite des
programmes personnalisés de réussite éducative, de nouvelle organisation
de l’enseignement des langues vivantes étrangères, de taux de réussite aux
examens, d’orientation vers les études scientifiques... Le projet
d’établissement précise par ailleurs les activités scolaires ou
périscolaires et définit à ce titre la politique de l’établissement en
matière d’accueil et d’information des parents, d’orientation, de
politique documentaire, d’ouverture sur l’environnement économique,
culturel et social, d’ouverture européenne et internationale, d’éducation
à la santé et à la citoyenneté. Les établissements scolaires
contribuent à favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les
femmes notamment en matière d’orientation (article L. 121-1 du code de
l’éducation). Ils sont donc invités dans le cadre du volet information et
orientation de leur projet d’établissement à prévoir des actions en ce
sens. Le projet d’établissement est mis en œuvre par tous les membres
de la communauté éducative sous l’impulsion du chef
d’établissement. L’éducation
artistique et culturelle Cette éducation,
relancée par la circulaire du 3 janvier 2005, s’adresse à tous les élèves.
Elle s’appuie sur les enseignements artistiques, qu’elle prolonge et
enrichit par un ensemble d’actions et de projets de nature transversale,
le plus souvent en partenariat avec des acteurs extérieurs (structures
culturelles, associations complémentaires de l’enseignement public etc.).
Dans ce cadre, il est rappelé à toutes les écoles et à tous les
établissements la demande qui leur est faite d’inscrire une dimension
artistique et culturelle dans leur projet. Il est également rappelé
l’intérêt pour toutes les académies de mettre en place un groupe de
pilotage destiné à animer une politique territoriale dans ce domaine en
lien avec les partenaires concernés (DRAC, collectivités
territoriales...). Droit à
l’expérimentation Le projet
d’établissement peut prévoir après autorisation des autorités académiques
la réalisation d’expérimentations pédagogiques dans les domaines définis
par l’article L. 401-1 du code de l’éducation : l’enseignement des
disciplines, l’interdisciplinarité, l’organisation pédagogique de la
classe, de l’école ou de l’établissement, la coopération avec les
partenaires du système éducatif, les échanges ou le jumelage avec des
établissements étrangers d’enseignement scolaire. Il s’agit d’encourager
les équipes éducatives à exercer leur créativité et leur responsabilité
pour proposer des démarches et des pratiques nouvelles de nature à
contribuer à la réussite des élèves. Lors de la préparation du volet
pédagogique du projet d’établissement, le conseil pédagogique étudiera les
propositions d’expérimentation et vérifiera qu’elles sont en cohérence
avec le projet global de l’établissement avant de les y inscrire. Ces
expérimentations seront formalisées dans un document précisant leur durée
et leurs objectifs, l’accompagnement dont elles bénéficieront et
l’évaluation prévue au regard des objectifs visés et des moyens mis en
œuvre. En fin d’année scolaire, chaque académie communiquera un rapport
sur ces différentes expérimentations et leur évaluation afin que le Haut
Conseil de l’éducation puisse établir un bilan annuel. Des
expérimentations, nationales ou académiques, pourront également être
proposées aux équipes pédagogiques qui pourront s’y engager volontairement
avec l’accord des autorités académiques, dans le cadre de l’article 34.
Pour parvenir à une analyse comparée des moyens mis en œuvre, des
solutions explorées et de leur impact sur la réussite des élèves, un
cahier des charges, un calendrier et des modalités d’évaluation seront
fournis. c) Contrat
d’objectifs La loi organique relative aux
lois de finances (LOLF) confère aux établissements une responsabilité
budgétaire plus grande qui s’exerce dans le cadre d’un contrat d’objectifs
signé avec l’autorité académique après information de la collectivité
territoriale de rattachement. Le contrat doit être établi dans chaque
établissement en cohérence avec le projet d’établissement. Il convient
d’apporter un soutien effectif aux établissements en impulsant la
réflexion nécessaire et par un accompagnement si besoin est dans
l’élaboration de ces contrats. Les dispositions législatives et
réglementaires concernant le projet d’établissement, les expérimentations
et le contrat d’objectifs sont précisées dans la circulaire n° 2005-156 du
30 septembre 2005.
X - Prévenir la
violence et développer l’éducation à la responsabilité
a) la prévention de la
violence La nécessité de garantir dans
tous les établissements scolaires le respect de la loi, la sécurité des
personnes et des biens, conditions indispensables au bon fonctionnement de
l’institution scolaire conduisent à la mise en place de mesures
précises. La priorité est de garantir aide et assistance aux
personnels, notamment aux enseignants victimes d’injures, de menaces ou
d’agressions, dans l’exercice de leurs fonctions. À cette fin, un soutien
devra être apporté, dès la première alerte, par la hiérarchie selon les
instructions contenues dans la circulaire interministérielle et dans le
guide précisant les conduites à tenir en cas d’agression qui fera
prochainement l’objet d’une publication. Les personnels victimes seront
systématiquement encouragés à porter plainte. Les élèves victimes de
violence doivent également bénéficier du même soutien. Les actions
éducatives doivent apprendre aux élèves le respect mutuel et les
convaincre de bannir de leurs comportements toutes atteintes à l’intégrité
physique et à la dignité de la personne, que celles-ci soient liées aux
actes à caractère raciste ou antisémite, aux violences sexuelles, aux
pratiques de bizutage ou à celles des jeux dangereux. En outre, un plan
de prévention de la violence, préparé par le Comité d’éducation à la santé
et à la citoyenneté de chaque établissement, conformément à l’article 30-4
du décret n° 2005-1145 du 9 septembre 2005 relatif aux EPLE, sera validé
par son conseil d’administration. Un diagnostic de sécurité partagé,
prévu dans le cadre du protocole d’accord éducation nationale- intérieur
du 4 octobre 2004, doit être élaboré pour prévenir des situations de
violence, assurer le suivi des événements et organiser l’appui et l’aide
aux victimes. À cette occasion, il conviendra de vérifier qu’un
correspondant “police ou gendarmerie” a bien été identifié comme
interlocuteur du chef d’établissement. Les modalités de présence et
d’intervention de ce correspondant privilégié seront arrêtées en conseil
d’administration en tenant compte du contexte local. Dans tous les cas,
la nécessité de réponses coordonnées et complémentaires entre l’éducation
nationale, les services de l’État en charge de la justice, de la sécurité,
de la protection des mineurs et les collectivités territoriales s’imposent
dans le cadre de conventions qui doivent faire l’objet d’une évaluation
annuelle. b) L’éducation à la
responsabilité Elle implique une
nécessaire synergie de ses diverses composantes. Une éducation qui s’inscrit dans la vie même des
établissements - L’éducation à la
responsabilité doit permettre aux jeunes de s’intégrer dans la société et
d’être, à l’âge adulte de vrais citoyens. Cela passe par le respect des
autres, des règles et des valeurs de la République. C’est pourquoi la
note de vie scolaire, mise en place à la rentrée 2006 dans les collèges,
valorisera les comportements responsables et citoyens de l’élève au sein
de l’établissement. Elle contribuera ainsi à lui donner des repères et à
faire le lien entre la vie scolaire et la vie sociale. - Aujourd’hui,
l’usage des technologies de l’information et de la communication implique
une éducation à la responsabilité des utilisateurs. La montée en puissance
de l’utilisation d’internet et l’extension rapide de l’usage des blogs
nécessitent d’appeler l’attention des élèves, notamment ceux du 2nd degré,
sur le respect des règles de bon usage (chartes d’utilisation de
l’internet) et sur le respect de la réglementation en vigueur que l’on
peut consulter sur
http://www.educnet.education.fr/ - Les élections des
représentants des élèves aux conseils de la vie lycéenne constituent un
moment fort de débat et de réflexion sur la citoyenneté. Elles doivent
intervenir avant la fin de la septième semaine de l’année scolaire
2006-2007. Les délégués académiques à la vie lycéenne (DAVL) nommés auprès
des recteurs, en application de la circulaire n° 2005-124 du 26 juillet
2005, sont invités à veiller au bon fonctionnement des opérations de
renouvellement des instances lycéennes. Une éducation qui participe à la formation des
élèves dans quatre domaines principaux La
mission de l’école est aussi de développer en faveur des élèves
l’éducation à la responsabilité à travers le développement durable,
l’égalité entre les hommes et les femmes, la santé et la prévention des
comportements à risques. Dans chaque établissement scolaire, le comité
d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC), propose un programme
d’actions éducatives pour développer le plus tôt possible chez les élèves
une prise de conscience et une réflexion destinées à favoriser l’adoption
de comportements responsables au plan individuel et collectif. •
Les questions de développement durable font désormais partie intégrante de la formation des
élèves L’éducation à l’environnement pour un développement durable
(EEDD) est généralisée dans le 1er et le 2nd degré. Sa mise en œuvre est
accompagnée par un enrichissement régulier de la rubrique dédiée sur le
site
http://www.eduscol.education.fr/. À cet égard est
particulièrement signalée la mise en ligne de documents d’accompagnement
co-disciplinaires ainsi que l’appui d’actions éducatives, telles que par
exemple l’exposition “le développement durable, pourquoi ?” destinée à
sensibiliser 10 millions d’élèves aux enjeux du développement
durable. • Les principes de mixité et d’égalité entre les sexes ont été réaffirmés dans la loi pour l’avenir de
l’école. Une nouvelle convention interministérielle 2006-2011 est en
préparation pour réaffirmer la nécessité de développer une approche de
l’égalité dans l’ensemble de la démarche éducative, notamment dans le
cadre de l’orientation et de l’éducation à la citoyenneté. •
La mise en œuvre du programme quinquennal de
prévention et d’éducation relatif à la santé des élèves doit être
poursuivie : - Ainsi, le développement de l’éducation à la santé à
l’école, au collège et au lycée s’appuiera sur un nouveau guide “En savoir
plus sur l’éducation à la santé” élaboré avec l’Institut national de
prévention et d’éducation pour la santé et diffusé à la rentrée 2006. -
L’éducation à la sexualité est confortée au collège et au lycée. Dans ce
cadre, la prévention du sida doit être systématiquement abordée. Après la
diffusion d’un guide méthodologique pour les intervenants à la rentrée
2005, des recommandations pour l’école primaire seront diffusées à la
rentrée 2006. - La lutte contre le tabagisme et la prévention des
conduites addictives est renforcée par le suivi du programme de prévention
des conduites addictives, par la généralisation de l’expérimentation pour
les tranches d’âge 4ème - 3ème et par l’expérimentation du programme pour
les tranches d’âge 1ère-Terminale. - L’éducation nutritionnelle
s’inscrit dans le cadre des nouvelles orientations du Plan national
nutrition santé 2 ; une circulaire interministérielle précisera les
recommandations sur l’offre alimentaire à l’École et la lutte contre
l’obésité. • L’éducation à la
prévention des comportements à
risques - La formation aux premiers
secours, déjà initiée à l’école, s’étend au collège et au lycée : les
dispositions du décret n° 2006-41 du 11 janvier 2006 publié au JO du 13
janvier 2006 seront précisées par une circulaire interministérielle en
cours de publication. - L’éducation à la sécurité routière Dans le
cadre de la mobilisation générale en faveur de cette grande cause, le
ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la
recherche s’est engagé à renforcer son action dans la lutte contre
l’insécurité routière. En 2006, l’acquisition d’une véritable culture
de la sécurité routière prend une nouvelle dimension grâce à la mise en
place de nouvelles modalités d’épreuves. La session 2006 de l’ASSR sera
une étape intermédiaire avant le déploiement de la nouvelle application
sous forme multimédia en janvier 2007 (TEST@SSR). Pour la session de mai
et juin 2006, les épreuves pour tous les niveaux concernés sont adressées
aux établissements sous forme de DVD vidéo. Il convient, à cet égard,
de rappeler que tout élève quel que soit son lieu de scolarisation, doit
pouvoir passer les attestations scolaires de sécurité routière,
obligatoires pour pouvoir conduire un cyclomoteur ou se présenter au
permis de conduire. Certaines ressources pédagogiques sont d’ores et déjà
en ligne sur le site Éduscol. Compte tenu de ces évolutions, l’ensemble
des textes réglementant l’éducation à la sécurité routière fait
actuellement l’objet d’une rénovation. - L’éducation à la sécurité au travail L’éducation à la responsabilité doit permettre aux
élèves, futurs citoyens, futurs employeurs ou salariés, d’y développer des
analyses lucides et des démarches solidaires. Ainsi, ils pourront adopter,
face aux divers risques, des conduites autonomes et adaptées, qu’elles
soient prévoyantes ou réactives. Cette éducation concerne le domaine de
la santé et de la sécurité, mais aussi celui du travail. Au lycée, les
élèves des formations professionnelles et technologiques bénéficient d’un
enseignement de santé et de sécurité au travail intégré aux référentiels
de certification des diplômes professionnels et technologiques. Chaque
lycée a la possibilité d’organiser de façon pluridisciplinaire cet
enseignement, associé à chaque étape d’apprentissage d’un métier. Les
connaissances en prévention acquises par les enseignants et les élèves
permettent aussi d’améliorer la vie scolaire en développant des
comportements responsables et citoyens. En tout état de cause, la
formation de l’élève au sens des responsabilités implique un travail
coordonné de tous les membres de la communauté éducative autour de
l’apprentissage de la vie collective, du respect des valeurs civiques et
du développement des comportements de solidarité.
Pour le ministre de
l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la
recherche et par délégation, Le directeur de l’enseignement
scolaire Roland DEBBASCH haut
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